Emmanuel Macron devrait annoncer la disparition de l’Ecole nationale d’administration. Celle-ci serait remplacée par une autre institution, dont l’acronyme ne plaît pas à tout le monde.
Sauf énorme revirement de situation, la fin programmée de l’Ecole
nationale d’administration (ENA) est proche. Emmanuel Macron va
l’annoncer jeudi lors de son allocution aux Français, en même temps que
d’autres mesures prises à la suite du grand débat national. Cette
allocution avait été reportée en raison de l’incendie de Notre-Dame.
Selon
les informations du Parisien, l’ENA devrait en fait être remplacée par
une autre institution, baptisée l’Institut supérieur des fonctionnaires.
Aucune information n’a filtré concernant cet institut. Mais son
acronyme fait déjà jaser. Car l’ENA pourrait donc être remplacée par…
l’ISF. Soit le même acronyme que pour l’impôt de solidarité sur la
fortune, dont le retour est réclamé par de nombreux Français : Emmanuel
Macron l’a supprimé en 2018, comme il l’avait promis durant sa campagne.
La crainte des fonctionnaires de l’ENA
Le
Parisien explique que les fonctionnaires de l’ENA craignent d’être "à
nouveau largement caricaturés" avec ce nouvel acronyme, qui ressemble à
une blague du 1er avril… Mais ils doivent dans tous les cas se préparer à
la disparition de l’institution comme ils la connaissent. "Certaines
annonces ne seront pas modifiées, comme celles sur la baisse des impôts,
sur la réindexation des petites retraites ou sur la suppression de
l'ENA", a confirmé l’entourage d’Emmanuel Macron au JDD concernant les
annonces attendues jeudi, dont une partie a déjà filtré dans la presse.
Même
si les changements concernant l’ENA ne semblent pas encore très précis.
"Des chantiers sont en cours sur la question de l’accès à l’école et de
ses enseignements, mais les solutions ne sont pas encore arrêtées", a
précisé à Capital Daniel Keller, président de l’association des anciens
élèves de l’établissement strasbourgeois. Il faudra attendre jeudi pour
savoir à quoi ressemblera la "future ENA", et si elle deviendra vraiment
l’ISF, au grand dam de certains.

