
Des sources crédibles affirment que pour pallier
la défaillance du pays, la Confédération africaine de
football (Caf), a
demandé au royaume chérifien, de se tenir prêt pour abriter la Coupe
d’Afrique des nations (CAN) de football qui a lieu dans 18 mois.
Le rythme de préparation du Cameroun pour la Can 2019 qu’il doit
accueillir sur ses terres, est bien inquiétant. Les travaux des stades
de Yaoundé et de Douala, piétinent pour diverses raisons. A Yaoundé où
le stade d’Olembé porte le nom de Paul Biya, nous fait-on savoir, les
travaux tournent au ralenti. Raison : le refus inexpliqué de Ferdinand Ngoh
Ngoh le secrétaire général de la présidence de la République (Sg/ Pr),
de signer les décomptes afin que les entreprises impliquées dans la
construction du stade Paul Biya de Yaoundé, travaillent normalement.
Très appréciée pourtant, la technologie des Italiens en matière de
construction des stades de football, se heurte à la volonté
(involontaire ou inconsciente ?) de Ferdinand Ngoh Ngoh
l’homme qui avec Jean Claude Ayem, conseiller technique à la présidence
de la République, gère tout le dossier de la Can 2019, d’apposer sa
signature pour le décaissement des fonds. Outre les Italiens qui courent
après leur argent, il y a également la société Egis, organisme de
contrôle des travaux, en attente de trois milliards FCFA.
Stade Japoma de Douala : duperie et duplicité des Turcs
Pour le financement des travaux des deux stades des capitales politique
et économique du pays, l’Etat, a contracté les deux emprunts
respectivement auprès des banques italiennes pour ce qui est de Yaoundé,
et turques pour ce qui est de Douala. Et logiquement peut-être, les
deux pays débiteurs, ont aussi gagné les marchés de construction des
stades susmentionnés. Si pour l’Italie dont la technologie en la matière
est établie, ce n’est point le cas de la Turquie. Les Turcs,
apprend-on, quoique grande puissance industrielle, n’ont cependant pas
la technologie de construction de stades de football. Et pourtant,
confirme-t-on, Ferdinand Ngoh Ngoh, il y a trois mois, a
signé un décaissement de 25 milliards FCFA au profit du constructeur
(imposteur) turc du stade Japoma de Douala. « Et pourtant, les travaux
n’avancent pas. Les Turcs ne possèdent pas la science des stades. L’on
ne comprend donc pas pourquoi Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a
peut-être ses intérêts dans cette histoire, leur a accordé 25 milliards
il y a trois mois, alors que le stade de Yaoundé qui porte le nom de
Paul Biya, est bloqué faute de décaissement », s’étonne un expert qui a
requis l’anonymat.
Plus grave encore, nous apprenons que dépassés par les évènements, les
Turcs, ont fait appel aux Américains pour les études liés aux travaux du
stade Japoma de Douala pour lequel ils étaient il y a deux mois à
Yaoundé, venus rassurer l’opinion via une conférence de presse, devant
l’inquiétude grandissante et l’alerte des Hommes de média.
En juillet prochain, nous apprend-on, une mission de contrôle de la Caf,
séjournera au Cameroun, à l’effet d’évaluer l’état d’avancement des
travaux des infrastructures de la Can 2019, dont des stades. Et déjà
bien informée, l’on confie alors qu’à l’issue de cette visite,
l’instance africaine de football qui sait que le Cameroun ne livrera pas
les travaux à date, a déjà demandé au Maroc, de se tenir prêt pour
remplacer le Cameroun dans l’organisation de la Can 2019. Déjà que
durant son séjour à Yaoundé pour la 1ère journée du tournoi qualificatif
de cette compétition de football, des sources confidentielles avancent
que des Marocains, ont affirmé sous cape, être certains de ravir
l’organisation de la Can 2019 au Cameroun.
De ce qui précède, l’on est en droit de se dire que, si Paul Biya ne
frappe pas lui-même (et non le traditionnel et vulgaire - sur très
hautes instructions de…) du point sur la table, comme il le fit en 1998
pour Obou Fegue qui avait dû rétablir l’approvisionnement de l’eau à
Yaoundé en quelques jours, le Cameroun, n’organisera pas la Can 2019.
Rien ne rassure : pas de stades, pas d’hôtels, pas de moyens de
transport. Bien plus, comment Paul Biya, à 35 ans de règne rendu ce
jour, cinq CAN remportées, échouerait-il pour la fois qu’il lui serait
donné d’organiser une CAN lui-même !? Attention, Attention ! Des gens
iront en prison si, échec d’organisation, il y a pour cette CAN. Que Ferdinand Ngoh
Ngoh, signe donc le décaissement d’argent pour le stade Paul Biya de
Yaoundé, et que les Turcs du reste très aimés des Camerounais, soient
délestés de la construction du stade de Japoma – Douala.
Attention donc à ne pas trainer le très illustre et prestigieux nom de
Paul Biya dans la boue ! Autant remettre le très dynamique, disponible,
organisé et méthodique, voire chanceux Bidoung Mkpatt le ministre des
Sports et de l’Education physique, au cœur même de l’organisation de
cette CAN 2019 qui est entrain d’échapper au Cameroun.
Source : Camer.be

