À New York, du 8 au 10 juin, les Nations unies réunissent les
États membres afin de renouveler la stratégie pour mettre fin à
l’épidémie de sida d'ici à 2030.
Si la lutte contre le sida a connu de belles avancées dans de
nombreux pays ces quinze dernières années, l’épidémie ne recule pas
suffisamment pour autant. Deux millions de nouvelles infections en 2014,
presque trois fois moins qu’en 2000, représentent un nombre encore trop
important pour réaliser l’objectif fixé en 2011 par l’Assemblée
générale des Nations unies : enrayer l’épidémie à l’horizon 2030.
« Les cinq prochaines années représentent une fragile fenêtre
d’opportunité pour passer à une vitesse supérieure et accélérer
fermement la riposte mondiale contre le VIH », a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida.
Une accélération liée à la contribution de tous les États membres à la
stratégie « Fast Track », stratégie accélérée consistant à mieux cibler
les lieux géographiques et les populations pour garantir l'accès aux
services de prévention et de traitements aux personnes les plus
affectées.
36,9 millions de personnes vivent avec le VIH, dont près de 26
millions en Afrique, et seul un engagement mondial permettra d’éviter
les trois quarts des nouvelles infections et diminuer de moitié le
nombre de décès liés au sida d'ici quatre ans. Pour atteindre ces
objectifs, étape indispensable afin d'enrayer l'épidémie à l'horizon
2030, près de 22 milliards de dollars ont déjà été investis dans les
pays à faibles et moyens revenus et les investissements financiers dans
la lutte contre le VIH vont devoir être augmentés de plus de 40%
jusqu'en 2020.
Cliquer sur chaque région pour voir les évolutions du nombre de nouvelles infections depuis 2000
► (Ré) écouter le Grand Reportage de Michèle Diaz : Les 20 ans de la trithérapie
Par
Véronique Barral
RFI

