Ils ont peur
d’être pris pour cible en cas de violence postélectorale.
#PaysVoisin
Plusieurs ressortissants camerounais vivant au Gabon ont récemment décidé de
quitter
momentanément leur pays d’adoption, le temps d’une élection. Réaction
normale, affirme Junior Nkoulou, conseiller municipal à la commune d’Efoulan
dans le département de la Mvila. C’est une mesure de prudence parce que, quand
ça dégénère dans un pays étranger comme le Gabon, « les premières cibles visées
sont souvent les ressortissants des autres pays comme Le Cameroun »,
analyse-t-il.
« Ce qui se
passe au Gabon ne saurait nous laisser indifférent. Ce d’autant plus que
ce pays est voisin du Cameroun. Les problèmes de sécurité que peut connaître ce
pays voisin partageant plusieurs kilomètres des frontières avec le Cameroun
dans la région du Sud, ont forcément un impact sur le nôtre », ajoute Sévérin
Minko, transporteur sur la route Ebolowa Abang-Minko’o, à l’occasion de la
présidentielle gabonaise.
Fermeture de
la frontière
Le
transporteur ajoute que, « le volume d’échanges entre les deux pays voisins au
marché frontalier d’Abang-Minko’o est important. Les Gabonais viennent s’y
approvisionner en vivres frais ». Or depuis la fermeture de la frontière pour
cause d’élection, le volume d’échanges a baissé au marché frontalier
d’Abang-Minko’o. Au grand malheur des commerçants camerounais qui perd ainsi
d’importantes recettes de sa riche clientèle gabonaise.
Outre les
échanges économiques, Sévérin rappelle que, le Gabon abrite une importante
communauté camerounaise. Cette communauté est installée dans ce pays voisin
depuis des décennies. Ce sont pour la plupart des commerçants. Au Cameroun, le
système éducatif est particulièrement prisé par les Gabonais. C’est ainsi que
plusieurs lycées et collèges ainsi que des écoles de formations de la ville
d’Ebolowa accueillent chaque année, plusieurs ressortissants de ce pays voisin.
© Source :
Le Jour : Jérôme Essian
camer.be

