C’est avec une grande joie que des filles libérées des mains de Boko
Haram dans la forêt de Sambissa ont fêté la Noël en famille. Le groupe
islamiste avait enlevé plus de 200 filles du Lycée Chibok. Et depuis,
c’est une course contre la montre pour leur libération totale. Elles
sont une vingtaine de lycéennes qui ont retrouvé leur liberté après
deux ans de captivité.
Depuis octobre dernier, ces ex otages de Boko Haram ont été libérées
et ont pu regagner leur famille respective. Pour marquer cette
libération, elles ont fêté en famille le 25 décembre dernier avec joie.
La libération des filles est intervenue en octobre à la faveur d’un
accord qui a été conclu entre Boko Haram et la Suisse ainsi que la
Croix-Rouge internationale. 
Sur les 276 lycéennes enlevées, 197 lycéennes sont toujours gardées
par Boko Haram dans la forêt de Sambisa. Selon les témoignages
recueillis auprès de celles qui sont libérées, certaines sont portées
disparues.
« Des négociations sont en cours pour les faire libérer. La plupart
de ces filles, qui étaient chrétiennes, auraient été forcées à se
convertir à l’Islam et à épouser leurs ravisseurs durant leur
captivité », rapporte la BBC. Le média anglais qui cite Asabe Goni, 22
ans faisant partie des 21 filles libres, a déclaré que « son retour » à
la maison était un « miracle ».
A quelques heures de Noël, elle avait hâte d’aller à l’église. « Je
ne savais pas que je reviendrais. J’avais perdu l’espoir de rentrer chez
moi un jour », déclare l’ancienne captive. Rappelons qu’après leur
libération, les filles sont gardées en lieu sûr par le gouvernement
nigérian pour une prise en charge psychologique
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