Après l’épilation intégrale,
la labiaplastie ou dernièrement les paillettes vaginales, les
industriels ont
trouvé un nouveau moyen de faire penser aux femmes que
leur vagin n’est pas assez bien, les cosmétiques pour vulve.
En 2017, le corps féminin souffre encore de nombreuses discriminations.
Les publicitaires créent sans cesse des peurs totalement infondées aux
femmes. Quand ils ne sont pas occupés à leur faire croire que l’odeur
des règles peut incommoder ceux qui les entourent, ils décident de vanter les mérites du maquillage pour embellir la vulve.
Derrière
cette tendance, les sœurs Kardashian. Adulées et imitées par des
milliers de jeunes filles, ces dernières ne cachent pas le fait de
recourir à la cosmétique vulvaire. En mars dernier, Khloe révélait ainsi
utiliser un rouge à lèvres hydratant afin de prendre soin de ses lèvres
intimes. Mais c’est surtout Kim, la véritable star de la famille, qui
est à l’origine de ce phénomène. Fin 2016, Mario Dedivanovic, son
maquilleur officiel, publiait un cliché de lui, la tête entre les jambes
de la célébrité avec la légende, "Vous pensiez que je travaillais uniquement sur le visage ?"
Rapidement, des marques ont senti là une magnifique opportunité de vendre aux femmes du maquillage pour parties intimes, bien que ce dernier soit parfaitement inutile et potentiellement mauvais.
The perfect V est une entreprise scandinave spécialisée dans les cosmétiques intimes. En plus de proposer des baumes, soins exfoliants, fards… La marque a également sorti un enlumineur, le Very V Luminizer. Sur son site, The Perfect V décrit ainsi la crème comme étant d’une "Couleur irisée lumineuse afin d’apporter un certain attrait au vagin".
La société en question ne fait qu’exploiter un filon marketing connu et développé depuis les années 1960, "le marketing de la honte".
En insinuant aux femmes que leur vagin sent, n’est pas de la bonne
couleur ou autres inventions farfelues, les publicitaires et industriels
de la beauté font germer l’idée que, sans l’utilisation de produits
spécifiques, les parties intimes de la femme en question sont
différentes des autres. De peur d’être raillées, ces dernières finissent
alors par acheter des produits dont elles n’ont pourtant pas besoin.
Source: aufeminin.com
Source: aufeminin.com

