L'ex-président gambien, Yahya Jammeh, ne peut plus se rendre aux Etats-Unis. L'annonce a été faite, ce lundi, par Washington, qui motive cette décision, par de forts soupçons de corruption envers l'ancien chef de l’Etat.
Les Etats-Unis estiment avoir suffisamment d'informations crédibles
sur l'implication de l'ancien président Yahya Jammeh dans une « corruption de grande ampleur ».
Selon les textes de loi, explique le Département d'Etat, il est
possible pour les autorités de prendre une mesure aussi restrictive,
lorsque les soupçons de corruption sont fondés.
Cette interdiction d'entrer aux Etats-Unis concerne aussi les proches de Yahya Jammeh : sa femme Zineb et ses deux enfants. Tous les trois vivent en exil en Guinée équatoriale depuis 2016.
Il faut dire que depuis leur départ de Banjul, les nouvelles
autorités, conduites par Adama Barrow, mettent l'accent sur la traque
des fonds présumés dissimulés par le régime de Yahya Jammeh. Washington
affiche une franche coopération avec Banjul.
L’année dernière, le Trésor américain avait décelé un système de « détournement massif »
monté au profit de Jammeh. L’administration Trump a gelé et saisi tous
ses comptes bancaires et tous ses biens aux Etats-Unis. Au total, douze
sociétés liées à Yahya Jammeh ont aussi été ciblées.


