Lors d’un discours à Westminster, la Première
ministre britannique a annoncé ce mardi 21 mai une
série de compromis, dont la possibilité pour les députés de voter sur un second référendum. Theresa May tente ainsi de rallier à son plan de Brexit la majorité du Parlement. Mais cette proposition n’a pour le moment pas eu l’effet positif escompté.
série de compromis, dont la possibilité pour les députés de voter sur un second référendum. Theresa May tente ainsi de rallier à son plan de Brexit la majorité du Parlement. Mais cette proposition n’a pour le moment pas eu l’effet positif escompté.
Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix
Theresa
May affirme avoir fait deux concessions majeures dans ce qu’elle
qualifie de « nouvel accord de Brexit » : d’abord le maintien du
Royaume-Uni dans une union douanière « temporaire » avec l’Union
européenne et surtout la possibilité pour les députés de voter sur un
second référendum, mais si et seulement s’ils approuvent le projet de loi. « J’ai
fait des compromis et je vous demande maintenant d’en faire aussi. Les
électeurs que nous sommes censés représenter nous ont donné des
instructions claires, il faut donc que vous m’aidiez à trouver un moyen
de les honorer » a-t-elle proposé.
Le problème, c’est que ces
compromis apparaissent insuffisants et arrivent surtout trop tard.
Avant même qu’elle termine son discours, de nombreuses réactions
extrêmement négatives pleuvaient d’ailleurs déjà sur les réseaux
sociaux.
À la fois de la part de députés conservateurs qui,
maintenant que Theresa May propose un référendum de confirmation, disent
ne plus pouvoir soutenir un accord qui trahirait la promesse faite
après 2016 de mener à bien le Brexit. Pour les conservateurs brexiters
durs, cette offre est même pire qu’avant et ils promettent de voter à
nouveau contre.
Même chose pour le Labour dont le dirigeant Jeremy Corbyn a estimé que cette proposition n’était que « du réchauffé ».
« Nous ne pouvons pas soutenir ce projet de loi qui n’est en réalité
qu’une resucée de ce qui a été discuté avant et ne propose rien de plus
sur l’union douanière ou la protection des droits des travailleurs »
a-t-il prévenu.
Enfin, les libéraux-démocrates, fervents partisans
d’un second référendum, ont fustigé une annonce qui porte à confusion
puisque ce sont les députés qui voteraient sur ce référendum alors qu’il
n’existe pas de majorité au Parlement à ce sujet. Et les
libéraux-démocrates appellent plutôt les électeurs à voter jeudi lors
des élections européennes pour les partis pro-européens.
Par RFI