Rudi Garcia ne sera plus sur le banc de l’OM la saison prochaine. L’entraîneur marseillais l’a annoncé mercredi en conférence de presse, aux côtés du président du club Jacques-Henri Eyraud.
C’était
la tendance et c’est désormais officiel: Rudi Garcia ne sera plus sur
le banc de l’OM la saison prochaine. L’entraîneur marseillais n’a pas
attendu que l’exercice 2018-2019 soit fini pour annoncer son départ.
Deux ans et demi après sa nomination par Jacques-Henri Eyraud, pour
mener à bien un "OM Champions Project" qui a fait pschitt, c’est aux
côtés de son président qu’il a fait face à la presse mercredi. "Si j'écoute la raison, je dois arrêter l'aventure maintenant. Pour le bien du projet, c'est mieux qu'on se sépare", a-t-il déclaré.
"Si j’écoutais seulement ma détermination et ma combativité, je resterais, a-t-il ajouté. Mais
je pense que la meilleure solution, c’est de passer la main et de
laisser l’OM réaliser son projet, auquel je crois toujours profondément.
[…] J’assume entièrement ma responsabilité dans cet échec de ne pas
avoir qualifié l’Olympique de Marseille pour la Ligue des champions et
je lui souhaite de la retrouver au plus vite. J’ai vraiment vécu de
grands moments ici, je tiens à remercier mon staff et mes joueurs, même
si on attendait mieux de tout le monde."
"La déception, c'est Andrézieux"
Parmi
ces grands moments, Rudi Garcia retiendra évidemment le parcours
réalisé la saison dernière par les Olympiens en Ligue Europa. "Rien que pour Leipzig (en quarts de finale), ça valait le coup de venir, a-t-il affirmé. Je
savais qu’en venant à l’OM, il y aurait des hauts et des bas. Mais je
suis quelqu’un qui a plutôt tendance à voir le verre à moitié plein." Ce qui ne l’empêche pas de porter un regard lucide sur cette dernière année, qu’il a lui-même décrite comme "la pire de [sa] carrière". "Ça n’a pas tourné comme on l’aurait voulu", a-t-il résumé.
"La vraie grosse déception et même humiliation, c’est le 32e de finale (de la Coupe de France) contre Andrézieux, a-t-il poursuivi. En
coupe d’Europe, c’était un peu biaisé parce qu’on a joué nos trois
matches à la maison sans nos supporters. Et puis le moment charnière,
c’est sans doute le 2-2 contre Angers où on finit à dix (le 30 mars
dernier au stade Vélodrome, alors que l’OM menait 2-0, ndlr), qui ne
nous a pas permis de d’accrocher le bon wagon." Celui de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, que les Marseillais ne disputeront pas.
"Aucune piste, mais..."
C’est
la semaine prochaine, après l’ultime match de la saison, vendredi soir
contre Montpellier, que Rudi Garcia fera ses cartons. Si Jacques-Henri
Eyraud a tenu à le remercier, soulignant qu’il avait largement dépassé
l’espérance de vie habituelle d’un entraîneur à l’OM, le patron du club
phocéen n’a pas voulu s’attarder sur les détails de cette séparation. "Cela reste entre lui et nous", a-t-il assuré. "Si c’était juste un intérêt financier, je n’aurais pas attendu le mois d’octobre pour prolonger et je resterais", a pour sa part expliqué l’entraîneur marseillais.
Un Rudi Garcia qui se projette déjà vers la suite. "Je n’ai aucune piste pour rebondir mais maintenant que c’est officiel, il y a certainement des choses qui vont se présenter, a-t-il déclaré, répétant que c’était "mieux que ça s’arrête là" avec l’OM. La
décision a mûri petit à petit. Maintenant, il faut que l’OM regarde
devant pour les saison à venir, les joueurs aussi. Une équipe qui dans
un tel contexte peut mettre 5 buts l’extérieur (face à Toulouse), c’est
une équipe qui a des ressources. C’est pour ça qu’on est déçus de ne pas
avoir fait plus que ce qu’on a fait. "
Par
football.fr