POURQUOI LES FRANCOPHONES DEVRAIENT-ILS MARCHER LE 18 A LA PLACE DE
RICHARD BONA.
Ce titre n'est pas une question c'est une interrogation. Pourquoi? Why?
Parce qu'ils sont des mboutoukou? Je vais y aller pas a pas, parce qu'a
la difference des Anglophones les Francophones ont des problemes a
comprendre l'importance des marches, mais deja pour y arriver, expliquer
le systeme de Richard Bona:
1) il attend les gens, dit-il, les
'dignitaires', qui viennent dans sa boite de nuit, a New York, pour leur
parler du Cameroun, lui, or dans cette boite de nuit, il faut payer la
place, et payer la boisson avant de s'asseoir, donc il pointe.
2)
il profite des concerts ou il est invite dehors-la, pour souffler dans
l'oreille des dignitaires qui lui donnent une medaille, une ou deux
chose a propos de Biya, or pour qu'il fasse ces concerts, on lui donne
un perdiem et paye son billet d'avion, donc il pointe
3) le seul
endroit ou il exprime son point de vue clairement, cad. sans pointer
quoi, c'est sur Facebook qui comme nous savons est gratuit, gratos,
sinon la propriete de ce jeune homme nomme Mark Zuckerberg
En resume donc, dans son systeme d'engagement, Richard Bona pointe a 100%, et a tous les coups, et en contrepartie, il est
4) silencieux sur les artistes comme lui, Valsero, Joel Dzeuga, Conrad
Tsi, Alain Ngono (alias Faucon), qui sont incarceres a Yaounde pour des
raisons politiques, et la raison ici evidemment est que, les soutenir
ouvretement mettrait en danger son pointage
5) marcher
evidemment, derriere des pancartes soutenant ouvertement Maurice Kamto,
ou alors derriere des banderoles aux couleurs de l'Ambazonie serait la
fin de son pointage, et cela il le sait, je le sais, meme si au mois il
aurait montre du courage politique et de l'integrite artistique,
similaires a ceux de Harry Belafonte.
Je dis donc que cette
maniere de faire est d'un niveau tres bas, trop bas meme, parce que
celui-meme qui l'a sorti du neant - cad. lui a trouve son premier boulot
aux USA, lui a achete son premier appartement aux USA, Harry Belafonte,
a en contrepartie risque sa carriere, en faisant 1), 2), 3) 4) et 5) de
maniere quotidienne, et d'ailleurs, de tous les artistes de jazz qui
existent ici dehors et encore plus aux USA, a sans doute embauche
Richard Bona dernier d'une liste qui a commence avec Miriam Makeba en
1965, a cause de son internationalisme qui le lie a la tradition de la
bataille pour les droits civiques aux USA, a la lutte contre l'apartheid
et bien sur contre la guerre en Irak, luttes qui ont fabrique le
premier president noir aux USA - Barack Obama. Richard Bona n'a
simplement pas de niveau, car comment demander aux jeunes camerounais,
francophones de sortir le 18, cad. de risquer leur vie et leur carriere,
quand lui qui est a NYC, qui est une fabrication a 100% de Harry
Belafonte, refuse de le faire? Pourquoi les cadets devraient-ils
marcher, si les aines intremediaires refusent de le faire? C'est quand
meme extraordinaire ce qui arrive a notre pays, et surtout a mes
compatriotes francophones - tous, quand ils sont de Gauche, revent de
voir le soulevement populaire, mais par reflexe, chacun protege son
petit pointage sinon couvre un qui pointe a tous les coups avant de
faire un petit geste politique. Si des gens comme Bona refusent de
marcher, pourquoi donc les autres Francophones le feraient-ils? Why?
Parce qu'ils sont mbouts? Parce qu'ils sont des cons et ne peuvent pas
aussi pointer a tous les coups comme Bona?
Ce sont des questions
simples auxquelles Harry Belafonte avait repondu clairement: il s'etait
mis devant, afin que les autres suivent. Leading by example. Pour leur
donner l'exemple. Il avait decide de soutenir financierement,
mensuellement d'ailleurs, la famille de Martin Luther King, afin que
celui-ci puisse oeuvrer pour la liberation collective des noirs. Il
s'etait mis devant la marche contre la guerre en Irak qui a fabrique le
premier president noir aux USA, et evidemment il a embauche un
guitariste camerounais, laissant des milliers de guitaristes
noir-americains, tout cela, par pur engagement politique. Je dis ces
choses qui sont evidentes pour quiconque est un activiste, mais helas,
Richard Bona, comme la plupart des aines intermediaires, n'est pas
encore a ce niveau. Voila pourquoi c'est a lui que je dis ces verites
bruts: je le forme donc. Il peut se rattraper, il le peut le 18 mai, a
Paris. Je dis encore que ce n'est pas un choix qu'il a ici, c'est une
obligation, c'est un devoir pur et simple. Comme un devoir scolaire
qu'il doit faire. Nous allons tous voir donc s'il repondra a ce devoir
citoyen, ou alors s'il continuera de se cacher derriere Facebook pour
deverser ses conneries sur des citoyens qui se sacrifient, et ecrire ds
emoticons a la con, quand le minimal de reflexion l'obligerait a se
regarder devant le miroir pour voir sa laideur actuelle, et sa laideur
d'ailleurs. Vous avez compris que ce que je lui offre ici c'est une
occasion en or de se racheter. Pour comprendre ce texte, il lui faut, a
Richard Bona, sortir de la laide rancoeur, et accepter la baute de
l'engagement veritable, car deinteresse cad. sans pointage. C'est lui
qui nous fait venir des USA pour Paris, y compris moi, et cela a nos
propres frais. $700 le billet d'avion. Le 18 est la date de rendez-vous
populaire, et cette date est le choix du peuple, tout comme le lieu
l'est. C'est la-bas que nous verrons tous si Richard Bona a des couilles
de Tontinard. S'il ne vient pas, il n'en a pas. S'il vient, il en a.
Par Patrice Nganang
Activiste Camerounais




