L’homme, dont les motivations restent à éclaircir, a
entrepris l’escalade du monument lundi en
milieu d’après-midi, forçant
l’évacuation des touristes venus le visiter.
Suspendu
au-dessus du vide depuis des heures, un homme restait agrippé lundi soir
à la tour Eiffel pour des motivations inconnues, après l’escalade de
l’un des piliers qui a entraîné l’évacuation du monument parmi les plus
visités au monde. L’homme, que l’on pouvait apercevoir tout de noir
vêtu, se tenait en début de soirée debout en appui sur les barreaux de
la tour, juste en dessous du troisième et dernier étage du monument,
selon des photos de l’AFP. Après plusieurs heures, il a finalement été
«maîtrisé», selon une source policière.
En début de soirée, des
pompiers dépêchés sur place essayaient d’atteindre le grimpeur en
descendant en rappel depuis le troisième étage de la tour de 324 mètres.
La brigade de recherche et intervention de la police (BRI) a quant à
elle pris contact avec le grimpeur, a indiqué une source policière,
précisant que les motivations de cet homme étaient pour l’heure
inconnues. Les négociations étaient toujours en cours après 20 heures,
selon une source policière.
«Un grimpeur a été détecté. C’est
la procédure habituelle, il faut l’empêcher de continuer et, dans ce
cas-là, on évacue la Tour», a expliqué une source policière, sans être
en mesure de préciser le nombre de touristes concernés par l’évacuation.
La société d’exploitation avait tweeté à 15h30 que la «Dame de Fer»
n’était plus accessible aux visiteurs.
Nombreux étaient les déçus
lundi après-midi, comme Sylvie et Céline Forcier, venues du Québec: un
policier leur a expliqué «que c’était fermé pour toute la journée et que
c’était parce que quelqu’un grimpait. On est très déçues: on n’est ici
que pour une semaine et ça change notre programme». Idem pour Justin et
Karen Smith ayant célébré dimanche leur mariage devant la tour Eiffel.
Les deux habitants de Los Angeles qui repartent demain ignorent s’ils
pourront «monter en haut aujourd’hui». «On est déçus», confient-ils
aussi.
D’autres comme Aniruddha étaient «dans la queue, prêts à
monter et on nous a dit de sortir». Ce guide touristique accompagnant un
groupe de 130 Indiens, a expliqué qu’ils ne restaient qu’«un seul jour à
Paris» avant de se rendre à Bruxelles, et étaient venus spécialement
«pour voir la tour Eiffel...» «Je m’en fiche de ce qu’il peut arriver,
je veux juste que ça rouvre. Je suis censée dîner là», lâchait pour sa
part Maria, une touriste américaine.
Le monument payant le plus visité au monde
Certains
espèrent quant à eux assister au dénouement: comme Creieg Martin, un
Californien dont la visite a été annulée «parce qu’un Spiderman fou
était en train de monter. On reste parce qu’on est curieux». Jean-Claude
Mota, un Bordelais, a cru lui que «c’était les gilets jaunes ou que
quelqu’un voulait sauter». Sa femme Jannick le presse de partir: «On
s’en va, on va pas rester faire du voyeurisme».
En octobre 2017,
la tour Eiffel avait dû être évacuée en raison de la présence d’un jeune
homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider. La police
avait finalement réussi à faire renoncer le jeune homme. La tour Eiffel,
qui fête cette année ses 130 ans, est le monument payant le plus visité
au monde. Elle accueille chaque année plus de 20 millions d’admirateurs
du monde entier, dont sept millions de visiteurs. En 1996, Alain
Robert, connu comme le Spiderman français avait escaladé sa structure.