
Lambert Mende, ancien porte-parole des gouvernements de
Joseph Kabila, a été brièvement arrêté
dimanche à Kinshasa. Il a affirmé
avoir été brutalisé lors de cette courte interpellation.
« On m’a brutalisé », a réagi Lambert Mende, contacté par Jeune Afrique
après sa remise en liberté dimanche 19 mai. « J’ai été libéré grâce à
l’intervention du conseiller spécial du président Félix Tshisekedi en
matière de sécurité, François Beya », a ajouté l’ancien ministre de la
Communication.
Lambert Mende a accusé Basile Olongo, vice-Premier ministre
intérimaire en charge de l’Intérieur et de la sécurité, d’être derrière
son arrestation. « On m’a arrêté sur ordre de Basile Olongo, qui doit
répondre devant le parlement et la justice, il oublie que je suis député
national », a-t-il réagi.
Une version contestée par Basile Olongo. « Lambert Mende a été invité
et non arrêté par les renseignements de la police nationale dans une
affaire de diamant de 87 carats » provenant de la province du
Sankuru (centre) où Lambert Mende est député, a déclaré à JA Basile Olongo.
« La police voulait juste avoir des informations »
« La police voulait juste avoir des informations auprès de Lambert
Mende parce que son nom a été cité » dans ce dossier, a-t-il ajouté.
Les proches de l’ancien ministre de la Communication avaient fait
état de son interpellation plus tôt dans la journée. « L’honorable
(député) Lambert Mende a été brutalement enlevé à son domicile
aujourd’hui par quatre Jeeps de la police et de l’armée », avait affirmé
à l’AFP son secrétaire particulier, Franck Diefu.
Lambert Mende, 66 ans, a été l’indéfectible ministre de la Communication et porte-parole des gouvernements de Joseph Kabila pendant plus de dix ans, entre 2008 et début 2019. Il a quitté son ministère après avoir été élu député de sa province d’origine du Sankuru à l’issue des élections générales du 30 décembre 2018.

