Washington DC : la police américaine rejette les appels de l’ambassade de France visant à arrêter les manifestants anti-Paul Biya
La police de Washington DC, capitale fédérale des États-Unis
d’Amérique, a rejeté une demande de l’ambassade de France visant à
renvoyer des manifestants scandant des chansons anti-Paul Biya devant
l’ambassade, rapporte le site d’information National Telegraph.
Des membres de la brigade anti-sardinards – BAS, un groupe pro-Kamto,
se seraient réunis à l’Ambassade de France au 4101 Reservoir Road, au
nord-ouest de Washington, DC, aux États-Unis, lundi 20 mai 2019 pour
manifester leur dédain pour le Cameroun
Selon des reportages, alors qu’ils scandaient des chansons de
protestation, portant des pancartes décrivant Paul Biya, le président du
Cameroun, comme un meurtrier et un dictateur, des éléments de la police
de Washington DC se sont présentés sur les lieux, à la demande de
l’ambassade de France.
Notre source a ajouté que l’ambassade avait appelé la police dans
l’espoir que les manifestants seraient expulsés de l’arène. Au lieu de
cela, la police a autorisé la manifestation au motif que les personnes
impliquées avaient dûment reçu un permis conforme à la loi.
Un participant à la manifestation a déclaré qu’il manifestait contre
le régime de Biya, qui a utilisé l’armée pour tuer des milliers de
personnes dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du
Sud-Ouest, ajoutant que le choix de l’ambassade de France pèse sur le
fait que Le président Emmanuel Macron pourrait soutenir le carnage qui
se déroule au Cameroun.
Des balles réelles corroborant celles du bataillon d’intervention
rapide, une unité spéciale de l’armée camerounaise connue sous le sigle
BIR, ont été retrouvées à maintes reprises sur des civils innocents
chaque fois qu’ils sont tués.
En octobre 2016, un désaccord linguistique a provoqué des agitations
dans les deux régions anglophones, mais le gouvernement l’a mal gérée,
le transformant en un conflit armé suscité par la demande majoritaire
d’anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest d’un État séparé appelé
“Ambazonia”.
La BAS s’est également réuni pour protester contre ce qu’ils
décrivent comme un hold-up électoral et pour demander la libération du
professeur Maurice Kamto, président du principal parti politique
d’opposition camerounais, le Mouvement de la Renaissance du Cameroun
(MRC), officiellement inculpé sous huit (8) chefs d’accusation. y
compris la peine de mort.
Kamto a participé aux élections présidentielles du pays contre le
président sortant Paul Biya et a déclaré qu’il avait gagné. Il a ensuite
contesté les résultats au Conseil constitutionnel du pays où la
décision du Conseil avait été considérée par beaucoup de Camerounais
comme une ictère.
Kamto pense que la Commission électorale a imputé des chiffres
favorables au président sortant, notamment à la suite du boycott des
élections dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ensevelies
dans un conflit armé.
Par cri-tv.info