
Plusieurs enfants dans le besoin n’ont pas accès aux soins médicaux et certains médecins empathiques sont prêts à travailler gratuitement pour cette cause. Ceci est précisément le cas du Dr Ivan Fontoura, un pédiatre brésilien de 92 ans, prêt à donner sa vie pour sa passion et à continuer à aider les plus démunis même à un âge avancé. Un témoignage recueilli par The Epoch Times.
Son but était clair depuis sa plus tendre enfance. Il cultivait déjà un projet de vie de grande envergure, celui d’aider les enfants dans le besoin et qui ne pouvaient pas recevoir de soins spécialisés.
Cet
objectif était sa hantise et travaillait de ce fait, d’arrache-pied
afin d’obtenir son diplôme en médecine. Déjà à l’âge de 24 ans, il a
commencé sa spécialité à l’étranger. Il avait alors obtenu sa maîtrise
aux États-Unis ainsi qu’un doctorat en France d’après les informations
tirées de The Epoch Times.
La consécration altruiste d’Ivan
Suite à une longue carrière, Ivan a pris sa retraite pour ensuite exercer en faveur des démunis. Aujourd’hui, il se consacre à aider gratuitement les familles à faible revenu dont les enfants sont malades.
Dans
un quartier niché au Brésil, le pédiatre parcourt deux fois par semaine
12 kilomètres pour aider les enfants du périmètre. « C’est un médecin
super compétent, il s’occupe de tous les enfants qui le recherchent » a
commenté la grand-mère de Brayan Josviaki, un patient de 6 ans que le
pédiatre ausculte depuis qu’il est né.
Cette grand-mère, dénommée
Raquel Martins de Souza, a témoigné de la disponibilité volontaire du
pédiatre. En effet, il a souvent retardé son déjeuner pour s’occuper de
ses patients. À son actif, 40 consultations gratuites par jour de
travail. C’est ainsi qu’il vit une routine pour le moins exténuante mais
que la passion évapore.
L’homme de 92 ans est également appuyé par sa femme Eva Fontoura qui est infirmière et son bras droit. « Nous
avons commencé à nous rendre à domicile, puis nous avons aidé des
patients du quartier Paranagua pendant six ans. Maintenant, nous faisons
de l’assistance ici à Pontal » a expliqué le pédiatre.

Un homme inspirant
Son âge en cause, Ivan n’a plus toutes ses forces. Il est malentendant et souffre de douleurs musculaires,
mais hors de question qu’il s’arrête pour autant. Il déclare de ce
fait : « J’ai 92 ans et huit mois, donc ça en fait partie. Nous nous
sommes réveillés dans la douleur, mais nous sommes venus travailler et
nous avons fini par nous amuser et nous améliorer pendant la journée ».
Telle est la représentation de la passion d’Ivan et de sa femme. Ce couple qui a renoncé au luxe du confort, est aux yeux de beaucoup, un exemple inspirant de courage.
Et pour cause, son fils fait partie de ces gens admiratifs au point
d’avoir suivi ses traces. À fortiori, ses petits-enfants sont diplômés
en médecine.
En
dehors des descendants qui ont suivis ses traces, le frère D’Ivan, Ary
Fontoura est un acteur brésilien de premier plan. Ce dernier n’a
d’ailleurs pas manqué de lui exprimer son admiration sur son compte
Instagram : « C’est un exemple extraordinaire d’amour pour le
prochain ».

Son adoration pour le métier, son principal moteur
Ivan
avait ressenti le besoin de retrouver de l’énergie après avoir mis fin à
ses activités en tant que directeur d’hôpital. Il lui avait fallu
seulement 6 mois de répit avant de reprendre de plus belle et de
continuer à aider autrui. Il s’en est d’ailleurs exprimé dans un journal
local : « La médecine est une bonne addiction, vous savez ? Nous sommes
heureux d’aider des personnes dans une situation difficile et encore
plus lorsque les choses s’arrangent ».

Félicité pour ses indubitables qualités éthiques
Ses qualités lui ont valu un diplôme du mérite éthique et professionnel ainsi que la Médaille Lucas, hommage à son honneur de médecin.
Autant de reconnaissances pour son activité sociale. « J’ai déjà gagné
assez d’argent, donc aujourd’hui je n’obtiens que satisfaction. Pour
moi, c’est cela que d’être médecin » déclare l’inlassable pédiatre.
L’effet de l’altruisme sur la santé d’une personne
Le
site Top Santé a relevé que selon les chercheurs d’une étude publiée
par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Science
(Pnas), les personnes altruistes bénéficient d’un système immunitaire plus développé que celles qui ressentent un bien-être hédonique.
Plus
précisément, l’un des auteurs de l’étude conclut : « Ce que cette étude
nous dit, c’est que faire du bien et se sentir bien ont des effets très
différents sur le génome. Il semble que le génome humain est
beaucoup plus sensible aux moyens utilisés pour atteindre le bonheur que
ne l’est notre esprit conscient ».
Par santeplusmag.com

