Les sénateurs de droite se congratulent, à l'issue du vote sans appel qui a écarté de la présidence du Brésil Dilma Roussef.
REUTERS/Ueslei Marcelino
Jeudi 12 mai, par une majorité
de 55 voix contre 22, les sénateurs brésiliens se sont prononcés pour
l'ouverture d'un procès en destitution à l'encontre de la présidente Dilma Rousseff, accusée d'avoir manipulé les comptes publics pour faciliter sa réélection en 2014. En attendant, la chef d'Etat est désormais suspendue de ses fonctions. Son vice-président Michel Temer va la remplacer. Dilma Rousseff a appelé les Brésiliens à «se mobiliser» contre le «coup d'Etat», dont elle se dit victime. Reportage.
l'ouverture d'un procès en destitution à l'encontre de la présidente Dilma Rousseff, accusée d'avoir manipulé les comptes publics pour faciliter sa réélection en 2014. En attendant, la chef d'Etat est désormais suspendue de ses fonctions. Son vice-président Michel Temer va la remplacer. Dilma Rousseff a appelé les Brésiliens à «se mobiliser» contre le «coup d'Etat», dont elle se dit victime. Reportage.
Le Sénat fédéral a entériné la
décision prise avant lui par le Congrès des députés, d'ouvrir à son
encontre un procès en destitution, une première au Brésil depuis 1992.
Les sénateurs n'avaient besoin que d'une majorité simple de 41 élus,
mais cette décision a été largement approuvée au sein de la chambre
haute du Parlement. Le vote a été sans appel, rapporte notre envoyé
spécial Achim Lippold, avec 55 sénateurs favorables à la destitution et 22 contre.
La séance-marathon - dix-huit heures d’affilée avec seulement deux
petites pauses- s'est terminée sur un discours très émouvant de José
Eduardo Cardozo, l’avocat général de l'Union et à ce titre le premier
défenseur de la présidente Dilma Rousseff, de sa présidente – comme il
l’a dit. Il a fait référence aux « injustices dans l'histoire pratiquées avec droit de la défense » pour expliquer son recours à l'expression « coup d'Etat ».
Par
RFI

