Pour l’Institut des Droits de l’Homme des Avocats Européens, il s’agit là d’une détention arbitraire.
L’Institut des Droits de l’Homme des Avocats Européens (IDHAE) vient de libeller une pétition en faveur de
Lydienne Yen Eyoum
incarcérée au Cameroun. Ladite pétition est actuellement en
circulation, nous informe le journal Sans Détour édition du 20 juin
2016. À cet effet, l’IDHAE a adressé une lettre aux autorités
camerounaises à savoir Paul Biya le Président de la République, Laurent
Esso, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et le Dr Chemuta
Divine Banda, le Président de la Commission Nationale des Droits de
l’Homme et des Libertés (CNDHL).
Le journal rapporte que dans cette lettre, l’IDHAE demande aux autorités ci-dessus citées «de
procéder à la révision et à l’annulation de la condamnation, et de
libérer immédiatement Me Lydienne Yen Eyoum qui offre toutes les
garanties de représentation, et d’agir en respect des instruments
internationaux ratifiés par le Cameroun et notamment des principes de
base relatifs au rôle du Barreau adoptés par le 8e Congrès des Nations
Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants tenu à
La Havane au Cuba du 27 août au 7 septembre 1990».
Pour rappel de mémoire, il faut dire que c’est depuis le 11 janvier
2010 que l’avocate franco-camerounaise est détenue à la prison centrale
de Kondengui à Yaoundé. Le 26 septembre 2014, le Tribunal Criminel Spécial
(TCS) l’a condamnée à 25 ans de prison. Il l’a reconnu coupable du
détournement de 1,077 milliards de Francs CFA. Il lui est reproché
d’avoir perçu des honoraires sur des fonds qu’elle avait réussi, par
décision de justice, à récupérer auprès de la filiale camerounaise de la
Société Générale de Banque au Cameroun pour le compte du Ministère des
Finances.
© Liliane J. Ndangue | Cameroon-Info.Net

