Le Secrétaire d’État américain était dimanche 14
avril dans la ville de Cucuta, en Colombie.
Quatrième étape, après le Chili, le Paraguay et le Pérou, de sa tournée latino-américaine anti-Maduro. Washington qui veut contraindre le président vénézuélien au départ entend resserrer ses liens avec ses alliés latino-américains qui partagent cet objectif. Ce lundi 15 avril, le Groupe de Lima qui les réunit doit se réunir.
Quatrième étape, après le Chili, le Paraguay et le Pérou, de sa tournée latino-américaine anti-Maduro. Washington qui veut contraindre le président vénézuélien au départ entend resserrer ses liens avec ses alliés latino-américains qui partagent cet objectif. Ce lundi 15 avril, le Groupe de Lima qui les réunit doit se réunir.
De notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detoeuf
Mike
Pompeo n’est même pas passé par Bogota. Le président Ivan Duque, en
costume sombre, a donc fait le voyage à Cucuta pour accueillir un
secrétaire d’État, en bras de chemise et sans cravate. M. Pompeo a
visité le pont Simon-Bolivar, qui mène au Venezuela, un centre d’accueil
des migrants vénézuéliens, les hangars où est entassé l’aide américaine
dont le Venezuela ne veut pas.
Le chef de la diplomatie
américaine l’a rappelé : la priorité du moment de son gouvernement
s’appelle Nicolas Maduro. Il a félicité la Colombie qui a déjà accueilli
des migrants et qui veut, elle aussi renverser Nicolas Maduro. Sur ce
point, l’entente entre Washington et Bogota est totale. Mais il est
d’autres sujets qui fâchent.
En mars dernier, Donald Trump
reprochait publiquement à Ivan Duque de ne rien faire pour lutter contre
le trafic de drogue. Le président américain a répété l’accusation la
semaine dernière. Le coup est rude pour le président colombien, qui a
joué la carte de l’alignement sur Washington et qui se croyait le
meilleur allié de Donald Trump.
Par RFI

