La
Chine et la France ont signé, le 30 juin, une déclaration sur les
partenariats sur les marchés tiers dans laquelle les deux pays
s’engagent à conquérir ensemble des marchés en Afrique et en Asie, un
tournant majeur
dans la politique d’internationalisation des entreprises
chinoises.
«La déclaration sur les partenariats franco-chinois sur les marchés tiers» a été paraphée à Paris à l'occasion d'une visite de trois jours en France du Premier ministre chinois.
Selon les termes de cet accord qualifié d'«historique»
par le Premier ministre français, les deux pays prévoient de travailler
ensemble à des projets dans les domaines des infrastructures et de
l'énergie et à introduire de «nouvelles formules de cotraitance, de coproduction et de cofinancement», qui viseront «prioritairement l'Asie et l'Afrique». Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a salué une alliance «dans l'intérêt de tous».
«Travaillons
ensemble afin de faire progresser les infrastructures,
l'industrialisation et la réduction de la pauvreté. Cela servira les
intérêts de tous», a déclaré M. Li le 1er juillet dans un discours
au siège de l'Organisation pour la coopération et le développement
économiques (OCDE) à Paris.
«Cela
aidera les pays en développement à avancer progressivement vers la
prospérité et cela aidera la Chine à trouver des marchés pour ses
capacités de production».
En
d’autres termes, la Chine souhaite profiter de l'expertise des groupes
français sur des marchés où ils sont implantés de longue date, en
Afrique notamment.
Le
laboratoire P4 de haute sécurité biologique inauguré en janvier par
Manuel Valls à Wuhan, dans le centre de la Chine, est le symbole de la
coopération accrue entre la France et la Chine en Afrique. Ouvert grâce à
des transferts de technologie de la France, il servira notamment au
traitement des maladies infectieuses africaines, comme Ebola. Certains
grands groupes français, comme Total ou Areva, travaillent déjà en
Afrique avec des partenaires chinois.
A
Paris, le Premier ministre chinois a également souligné que Pékin
espérait aussi collaborer avec d'autres pays occidentaux afin de doper
la croissance des pays en développement, qui représentent un «énorme marché». Une évolution inédite.
Agence Ecofin

