Barack Obama et Hillary Clinton sur scène
après le discours du président à la convention du parti démocrate, à
Philadelphie, le 27 juillet 2016.REUTERS/Lucy Nicholson
Barack
Obama s’est exprimé jeudi 28 juillet à Philadelphie lors de
l’avant-dernier jour de la convention
démocrate de Philadelphie qui intrônisait Hillary Clinton pour la course à la Maison Blanche. Un long discours de presque une heure qui ressemblait beaucoup à un testament. II par ailleurs dénoncé l'impréparation et le verbe anxiogène du républicain Donald Trump.
démocrate de Philadelphie qui intrônisait Hillary Clinton pour la course à la Maison Blanche. Un long discours de presque une heure qui ressemblait beaucoup à un testament. II par ailleurs dénoncé l'impréparation et le verbe anxiogène du républicain Donald Trump.
Le
président des Etats-Unis s’est d’abord employé à faire le bilan de ses
huit années passés à la Maison Blanche. Il a notamment évoqué la crise financière, la couverture sociale, les tueries de masse, le mariage gay, la reprise des relations avec Cuba, et l’accord sur le nucléaire iranien. Un cours magistral de démocratie et de l’esprit pionnier des Américains, rapporte notre envoyée spéciale à Philadelphie, Anne-Marie Capomaccio.
Ce
discours reconnaît à la fois que la magie n’existe pas en politique, et
que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes après les
deux mandats du premier président noir, arrivé au pouvoir en janvier
2009. Mais aussi que la vision apocalyptique des républicains est loin
de la réalité.
« Vous ne pouvez pas vous permettre de rester chez vous au prétexte que vous n'êtes pas d'accord à 100% avec elle », a déclaré Barack Obama dans son discours de trois quarts d'heure. « L'Amérique,
ce n'est pas : il pourra. C'est : oui, nous le pouvons, et nous
conduirons Hillary à la victoire cet automne, car c'est ce que ce moment
exige ! »
Désormais, je suis prêt à passer le témoin
et faire mon devoir en tant que simple citoyen. Cette année, pour cette
élection, je vous demande de vous joindre à moi, de rejeter le cynisme,
de rejeter la peur, de faire appel à ce qu'il y a de meilleur en nous,
d'élire Hillary Clinton comme la prochaine présidente des Etats-Unis
Le plus grand discours de Barack Obama pour certains observateurs 28/07/2016
- par Romain Lemaresquier
Écouter
Tonnerre d'applaudissements pour Clinton
Dans une ovation assourdissante, Hillary Clinton
est entrée sur scène à la fin de l'intervention de Barack Obama, les
deux alliés tombant bras dessus, bras dessous et multipliant les gestes
de complicité, savourant l'acclamation des délégués démocrates. Le
président américain a affirmé que la seule personne capable de reprendre
le flambeau s'appelait Hillary Clinton, insistant sur l'expérience et
la ténacité de son ancienne secrétaire d'Etat.
« Je peux dire
en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi
qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique », a déclaré Barack Obama. « Je
sais qu'Hillary n'arrêtera pas tant que l'EI ne sera pas détruit. Elle
ira jusqu'au bout de la mission, et elle le fera sans recourir à la
torture et sans interdire à des religions entières d'entrer sur notre territoire. Elle est prête pour le poste de commandante en chef », a-t-il aussi ajouté, saluant le fait qu'Hillary Clinton était « respectée dans le monde entier ».
Obama enfonce Trump
Mais
Barack Obama est allé plus loin que le terrain des compétences. Il a
brossé le portrait d'un Donald Trump peu intéressé par les faits et à
l'éthique douteuse, soulignant les procès qui ont émaillé la carrière de l'homme d'affaires. Surtout, il a dénoncé la vision pessimiste du républicain, déplorant que la convention de son parti de la semaine dernière n'ait exprimé que « ressentiment, colère et haine ».
« L'Amérique
est déjà grande. L'Amérique est déjà forte. Et je vous promets, notre
force, notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump », a-t-il dit. « Nous
ne sommes pas un peuple fragile ou craintif. Notre pouvoir ne vient pas
de tel ou tel sauveur autoproclamé promettant que lui seul peut obtenir
un retour à l'ordre. Nous ne voulons pas d'un souverain », a déclaré Barack Obama.
Le discours d'Hillary Clinton très attendu
Demain,
ce sera au tour d'Hillary Clinton de s’exprimer. La candidate doit
s’employer à gagner ou regagner la confiance de certains délégués
favorables à Bernie Sanders. Elle doit convaincre ceux qui hésitent encore entre une candidate démocrate raisonnable et un Donald Trump populiste.
Hillary
Clinton doit montrer qu’elle sera, et c’est très important aux
Etats-Unis, un commandant en chef lucide et efficace. Barack Obama,
l’adversaire d’hier et l’allié d’aujourd’hui, a plaisanté sur ce sujet
« être femme en politique à ce niveau », dit-il, « c’est danser comme Ginger Rogers, à reculons et sur des talons hauts ». Le plafond de verre est peut-être brisé, mais le chemin ressemble encore à un parcours du combattant.
Hillary
Clinton a adressé une accolade à Barack Obama après que ce dernier ait
prononcé un discours en faveur de la future candidate démocrate à
l'élection présidentielle de novembre prochain.
Anne-Marie Capomaccio/RFI
Par RFI

