Déclaration de la Cameroon Professional Society au sujet de la crise actuelle que traverse le Cameroun
|
|
|
|
Frisco, Texas December 09, 2016
Nous
avons tous été témoins des scènes tragiques de violence et de mort ces
derniers jours à Bamenda et à Buéa. Nous exprimons toute notre sympathie
à toutes les victimes de ces affrontements. Que la terre de nos
ancêtres soit légère aux personnes décédées tout en espérant qu’elles ne
soient pas mortes en vain.
Le Cameroun est un pays unique.
Il n’est ni français ni anglais, mais est le résultat d’une merveilleuse
expérience, unique dans le continent africain, où deux territoires
gouvernés dans le passé par deux anciennes puissances coloniales
décidèrent volontairement de former une union et une nation. Cette
particularité est inscrite dans notre constitution actuelle de Janvier
1996 qui affirme que l’anglais et le français sont les langues
officielles du Cameroun “ d'égale valeur”. Plus loin, cette constitution
stipule dans ses textes de loi le caractère bijuridique, et bi-éducatif
de notre nation, cimentant ainsi notre spécificité et unicité venant de
notre histoire.
Cette même constitution stipule que nous
sommes un « ETAT UNITAIRE DECENTRALISE » où les localités ont la
maîtrise de leur développement et jouissent de leur particularités.
Quelle que soit la forme de gouvernement que nous avons aujourd’hui au
Cameroun, le fait que nos peuples vivent ensemble est la manifestation
des vœux exprimés par les héros de nos indépendances et pères fondateurs
originaires des deux rives du Moungo qui souhaitaient devenir un seul
peuple. La construction d’une « PARFAITE » union se réalise
progressivement et notre devoir est de toujours contribuer à la rendre
meilleure.
Nous sommes d’accord avec le communiqué du
Département d’Etat americain publié le 28 novembre 2016 qui exprime
notre préoccupation par rapport aux pertes en vies humaines et le besoin
de respecter les Droits de l’Homme qui sont garantis par notre
constitution, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la
Charte des Nations Unies, la Charte africaine des Droits de l'Homme et
des Peuples et toutes les conventions internationales y relatives et
dûment ratifiées.
La seule issue à la présente crise est un
dialogue significatif et sincère, empreint de respect mutuel entre
toutes les parties. Oui, nous acceptons que la liberté de communication,
la liberté d'expression, la liberté de presse, la liberté de réunion
PACIFIQUE, la liberté d'association, la liberté syndicale et le droit de
grève sont garantis par notre constitution. Oui, nous acceptons aussi
que l’Etat a le devoir de maintenir l’ordre et la loi. Mais, nous
implorons toutes les parties concernées de s’asseoir à la table des
négotiations sans condition et surtout de Cesser les Tueries. Si un
enfant dans une maison a des difficultés réelles, il revient aux parents
de l’écouter et de trouver un moyen de résoudre son problème. Il
revient aussi à ses frères et sœurs de jouer un rôle constructif et
d’accompagner le dialogue. Le silence et l’indifférence pourraient ainsi
être considérés comme une prise de position!
Nous sommes appelés
à vivre ensemble et il faudrait que nous évitions de commettre l’erreur
de nous considérer comme des ennemis dans la même maison pendant et
après cette période. Nous implorons tous les Camerounais de bonne
volonté à encourager ce dialogue. Nous implorons nos experts à
développer des voies de sortie de crise et à nous fournir leurs
réflexions économiques sur ces différentes voies. Ces outils pourraient
servir de guide aux différentes parties durant les négociations.
La
Cameroon Professional Society exprime ses profonds regrets pour toutes
les personnes décédées et ses sincères condoléances aux familles
attristées. Nous plaidons de par la présente pour un dialogue
constructif.
Que Dieu bénisse le peuple Camerounais.
Cameroon Professional Society P.O. Box 5122, Frisco TX USA www.cpsociety.org | info@cpsociety.org |
|
Statement from the Cameroon Professional Society on the recent events in Cameroon
|
|
|
|
Frisco, Texas December 09, 2016
We
have all witnessed tragic scenes of violence and death over the past
few days in Bamenda and Buea. We hereby express our deep sympathy for
all those who have lost their lives and to their families. May their
souls rest in peace and we hope they didn’t die in vain.
Cameroon
is a unique country. It is neither French nor English, but the result
of a wonderful experiment, the only one of its kind on the African
continent where two territories that were governed in the past by
different colonial masters decided to willingly form a union and a
nation. This uniqueness is enshrined in our current Constitution of
January 1996 that affirms that both languages - English and French are
the official languages of Cameroon “having the same status.”
Additionally, there are other Cameroonian laws, which state that our
nation is a bi-jural and bi-educational nation, establishing this
specificity and uniqueness from our history.
The same
Constitution also spells out that we are a “DECENTRALIZED UNITARY STATE”
- where local people have a better mastery of their development and
specificity. Irrespective of the form of government we have today in
Cameroon, our people are living together as a manifestation of the wish
of our founding fathers and independence heroes from both sides of the
Mungo, who wanted us to become one people. The development of a more
“PERFECT” country is a continuous process and it is our duty to always
strive to make it better.
We agree with the statement released on
November 28, 2016 by the United States (US) Department of State in
expressing our concern for the loss of life and the need for the
absolute respect of human rights, which is guaranteed by our
Constitution, the United Declaration of Human Rights, The Charter of the
United Nations, and The African Charter on Human and People’s Rights.
The
only way forward is through meaningful and sincere dialogue with mutual
respect between all parties. Yes, we agree with “freedom of
communication, of expression, of the press, of assembly, of association,
and of trade unionism, as well as the right to strike,” as guaranteed
by our Constitution. Yes, we also agree that the state has the duty to
maintain law and order. But, we plead with all involved to get back to
the negotiating table without pre-conditions, and above all to STOP the
Killing. If one child in a household has a vocal problem, it is
incumbent on the parents to listen and find a way to solve the problem.
It is also incumbent on the other brothers and sisters of the household
to play a constructive role in ensuring that such a dialogue occurs.
Silence and indifference is also a statement!
We are bound to
live together and it will be a mistake to get through this period as
enemies within the same household. We call on Cameroonians of good will
to help broker such a dialogue. We call on our professionals to let us
know the economic implications and the possible path(s) forward. Such
tools could be helpful to the negotiating parties.
We, the
Cameroon Professional Society, express once more our deep sympathy for
all those who lost lives and to their families. We sincerely plead for
meaningful dialogue.
May God bless the people of Cameroon.
The Cameroon Professional Society P.O.Box 5122, Frisco, TX, USA www.cpsociety.org | info@cpsociety.org |
|