Le dépistage reste la première étape afin de ne plus transmettre le virus du sida à autrui.Flickr, andrew_stevens_h
Le
1er décembre de chaque année, les acteurs de la lutte contre le Sida
sensibilisent à la maladie. Selon les
nombreuses études, campagnes d’informations et recommandations de spécialistes, cette épidémie pourrait s’éteindre si les efforts et les moyens se conjuguaient. Mais près de la moitié des porteurs du VIH dans le monde l'ignorent.
nombreuses études, campagnes d’informations et recommandations de spécialistes, cette épidémie pourrait s’éteindre si les efforts et les moyens se conjuguaient. Mais près de la moitié des porteurs du VIH dans le monde l'ignorent.
En
2015, 4 personnes porteuses du VIH sur 10 ne connaissaient pas leur
statut, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans l’Union
européenne, c’est un porteur du VIH sur 7 qui ignore son état, un
chiffre qui inquiète l’OMS car la moitié des cas diagnostiqués le sont
tardivement, en moyenne 4 ans après.
Dans ces 28 pays plus
l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, la contamination chez les
hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes continue de
progresser. Mais c’est en Russie où le record de contamination est
atteint, 64 %, mais là, le premier mode contamination est constaté chez
les hétérosexuels et non pas chez les homosexuels cette fois. Le VIH
constitue un véritable sujet d’inquiétude pour la santé publique de
cette région de l’est de l’Europe comprenant l’Ukraine, le Belarus,
l’Estonie, la Moldavie, la Lettonie et la Géorgie.
Le dépistage
reste la première étape afin de ne plus transmettre le virus à autrui.
Reste que des millions de personnes ne peuvent toujours pas bénéficier
du traitement indispensable, a déploré la directrice générale de l’OMS.
Chaque pays doit ainsi mettre en œuvre des plans d’action afin
d’améliorer l’accès aux tests et aux moyens de prévention.
Dans le
monde, 80% des quelque 6 millions de personnes testées positives au VIH
sont aujourd’hui sous traitement anti-rétroviral.
Les homosexuels, population la plus touchée par les nouvelles infections en France
Les
nouvelles infections par le VIH ne diminuent pas chez les hommes ayant
des relations avec d’autres hommes, et même si sur 6 000 nouveaux cas
moins de la moitié les concerne, l’étude confirme que chez les
hétérosexuels la tendance est à la baisse.
Autre constat, le
triste record de l’explosion des infections sexuellement transmissibles
chez les homosexuels. En cause : les comportements sexuels à risque qui
seraient à l’origine de ces chiffres à la hausse et notamment en ce qui
concerne le préservatif de moins en moins utilisé voire complètement
absent des relations entre les partenaires.
La plupart des contaminations dues à des infections par le gonocoque, la syphilis et encore la chlamydia, une infection bactérienne rectale, touchent principalement ce groupe à risque.
La plupart des contaminations dues à des infections par le gonocoque, la syphilis et encore la chlamydia, une infection bactérienne rectale, touchent principalement ce groupe à risque.
Si pour les
séropositifs le traitement préventif du Sida, ou PrEP pour prophylaxie
pré-exposition, protège de la contamination par VIH, rappelons que pour
tous les autres, le préservatif reste une des seules armes contre les
infections sexuellement transmissibles.
Selon l’étude, les
nouveaux cas de Sida touchent d’abord la Guyane, suivie de la Guadeloupe
et la Martinique. L’Ile-de-France se place en 4e position.
RFI

