Trois
mois après la publication du rapport « Dirty Diesel » qui révèle que
plusieurs négociants de produits pétroliers déversent sur les marchés
africains des carburants 150 à 300 fois plus toxiques que les taux
normaux,
le Nigéria, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire ont décidé de mettre fin au phénomène. Le rapport a été publié par l’ONG suisse Public Eye et cite, entre autres, les compagnies suisses Vitol et trafigura.
le Nigéria, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire ont décidé de mettre fin au phénomène. Le rapport a été publié par l’ONG suisse Public Eye et cite, entre autres, les compagnies suisses Vitol et trafigura.
Ces
pays ouest-africains ont décidé de limiter de façon conséquente la
teneur en soufre des carburants qu’ils importent, à partir de juillet
2017. Une position commune affichée dans le cadre d'une réunion
organisée, jeudi dernier, à Abuja, par le Programme des Nations unies
pour l'environnement (PNUE), précise RFI.
Le Ghana est le premier pays à avoir interdit ce type de carburants sur son sol. Une interdiction formulée, il y a un mois.
Il
faut rappeler que la moyenne en soufre, autorisée en Europe et aux
Etats-Unis, est de 10 parties par million (ppm) alors qu’en Afrique, les
résultats des enquêtes menées par Public Eye montrent que le taux de
soufre détecté dans les carburants monte jusqu’à 1 500 ppm. Au Mali, un
pic de 3 780 ppm a pu être détecté.
Selon
de nombreux organismes de santé, dans ces pays, plusieurs maladies
mortelles dont celles respiratoires et cardio-vasculaires sont dues à la
pollution atmosphérique.
Il
faut souligner, qu’au niveau de ces compagnies qui fournissent les pays
africains en carburants toxiques, le produit a une dénomination
spécifique : carburants de « qualité africaine ».
Agenceecofin

