Comment ne pas rester silencieux ? Comment ne pas rester indifférents ? Pourquoi devons-nous prendre position ?
Une nation qui ignore son histoire est
une nation sans futur. Oui! Sans futur car tout se construit à partir
d’une histoire, un héritage, une ADN historique. Chose qui n’est pas le
cas de notre cher et beau pays le Cameroun, dont l’histoire est
complètement voilée au peuple.
Il nous a été imposé l’histoire de
plusieurs pays et du monde sans pour autant donner une place
particulière à la nôtre. Tout porte à croire que tout est mis en place
pour que personne ne la connaisse ni ne s’en souvienne.
Toute nation fière célèbre ses héros. Contrairement au Cameroun dont les leaders s’attellent à peindre l’histoire de leurs héros en noir, faisant croire à tous que ces derniers étaient des anticonformistes, des terroristes… Bref des hors la loi.
Revenons sur nos manuels d’histoire.
Nous avons longtemps proposé que soient
actualisés les manuels pédagogiques et que nos enfants apprennent et
assimilent notre histoire. Le problème devient encore plus récurant
lorsque nous voyons sortir de nos écoles des professeurs qui eux-mêmes
n’ont vraiment aucune notion de l’histoire de leur pays.
Malheureusement, notre passé nous rattrape. L’histoire nous rattrape.
Les évènements récents dans le
nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun nous ramènent à la réalité.
Quelle est donc la source ? Tout problème politico-social a une seule
source: « Le modèle de gouvernance » et au Cameroun nous parlons de la mauvaise gouvernance.
Qui sommes-nous aujourd’hui et où allons-nous ? Où allons-nous ?
Voilà les questions que nous devons nous
poser et donner des réponses qui définiront notre avenir. Eviter de
poser le problème ou les questions partiellement.
Le Cameroun avant la première guerre
mondiale était un seul et unique pays. Cette répartition « zone
anglophone/zone francophone » n’est qu’une pure conséquence de nouvelles
réformes malheureusement peut avantageuses pour un pays, un seul
territoire. Nous sommes tous camerounais et il en sera toujours ainsi.
Les réformes doivent être générales partout, respectées à la lettre,
pareil pour les droits des citoyens.
Le nord-ouest et le sud-ouest ont lancé
un mouvement qui devrait en réalité être porté par toutes les régions, à
savoir la revendication des meilleurs conditions de vie et un meilleur
épanouissement dans l’exercice de nos fonctions. Vrai que pour toute
cause il existera toujours des débordements ou des opportunistes voulant
profiter de l’occasion mais dans son essence les revendications des
avocats et enseignants sans oublier les autres corps de métier ont-elles
raison d’être ?
Nous légitimons le bienfondé de ces différentes revendications, qui au fur et à mesure de leur non satisfaction et prise en compte se rependront sur le reste des régions. Le Cameroun est un tout. Pas un assemblage de régions indépendantes mais interdépendantes.
Nous réclamons un dialogue, déjà pour
faire régner un climat de paix et de confiance dans un pays où demeurent
des stigmates de terrorisme, d’attentats kamikazes… Mais aucun dialogue
ne peut se faire si les seuls voix décisionnelles sont absentes à la
table.
Le constat est bien alarmant. Plus les
jours les mois les années passent et moins ils semblent intéressés.
Mieux ceux qui de la société civile abordent les différents sujets sur
la base d’une prise de décision sont automatiquement et sans aucune gêne
emprisonnés. Abus de pouvoir ou totale déconsidération d’un peuple tout
entier.
Liberez Me Nkongho Felix
Balla,Dr Fontem Neba. Me AYA Paul Abine, le député WIRBA Joseph et tous
ceux privés de liberté dans le cadre de ces revendications.
Nous condamnons les différents
débordements au sein des populations mais avant tout des forces de
l’ordre. Toute revendication se doit d’être pacifique et porteuse d’un
climat de paix. Nous avons assisté à maintes reprises à des tensions
lorsque le RDPC organisait ses meetings et récemment lors des
investitures dans les instances dirigeantes du même parti, certains
sous-préfets ont été battus par des militants mécontents. Le président du RDPC n’a pas été inquiété pour autant.
On ne réussira pas à construire le Cameroun dans cette intimidation, cette manipulation, cette injustice.
Paul BIYA Doit simplement déposer sa
démission. Le changement doit enfin s’installer dans les rangs
camerounais. La démocratie doit se faire ressentir et la liberté des
choix de développement doit s’imposer. Le peuple doit réagir et tous
ensemble nos voix doivent imposer ce changement que nous revendiquons
tous. Le Cameroun est un pays de paix et nous ne pouvons continuer à
assister à cette division et cet abus de pouvoir.
Dans quelques mois nous vivrons les
élections présidentielles. La responsabilité nous revient à nous
camerounais de faire de très bons choix et que confier l’avenir de ce
pays à une nouvelle équipe consciente et respectueuses des enjeux tels
que l’atteinte du développement, l’épanouissement du peuple, la liberté
d’expression et d’opinion, les bons investissements économiques…
Serge Espoir Matomba: premier secrétaire du Purs
Une correspondance de la cellule de communication du Purs
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