De source certaine, le roi Mohammed VI a envoyé le vendredi 13 janvier 2017, une délégation de haut niveau à Banjul pour discuter avec Yaya Jammeh et s’il accepte, l’emmener avec elle au Maroc.
Il faut rappeler que l’épouse de Yaya
Jammeh est marocaine et que donc naturellement le président gambien y
serait bien reçu. Il s’y ajoute que c’est le roi du Maroc lui-même qui
lui ouvre la porte et lui offre l’hospitalité légendaire de son peuple.
Il est vrai que si cette démarche aboutit, le royaume chérifien
frapperait un grand coup diplomatique qui mettrait encore plus en
lumière le leadership reconnu de tous d’un pays majeur du continent
africain.
La solution marocaine offre toutes les
garanties à Yaya Jammeh car jusqu’ici aucun pays arabe n’a jamais trahi
un de ses hôtes accueilli dans le cadre spécifique du droit d’asile. Les
présidents Maouya Ould Taya de Mauritanie et le président Ben Ali de
Tunisie en bénéficient depuis des années dans le Golfe comme en avait
joui Idi Amine Dada en Arabie Saoudite jusqu’à sa mort. Faut-il préciser
que le président Mobutu repose dans un cimetière au Maroc ?
Si Yaya Jammeh voulait des garanties
elles sont consacrées par les faits et par leur durée. La balle sera
donc dans le camp de Yaya Jammeh qui doit comprendre que son règne est
terminé. Aucun pays de la communauté internationale ne le reconnaitra
plus comme chef d’Etat à partie du 19 janvier. Partir au Maroc est un
choix de raison doublé d’une attitude patriotique qui vise à épargner le
peuple gambien qui paierait le prix du sang pour faire respecter sa
décision souveraine.
camersenat.info

