Il
y a quelques jours, le président du MRC critiquait le mutisme de la
communauté internationale et surtout de l’ONU par rapport à la crise qui
secoue les régions anglophones du Cameroun depuis six
mois. La position
de Maurice Kamto a bien évolué depuis.
C’est qu’entre-temps, François LOUNCÉNY FALL,
représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, est passé
au Cameroun et a appelé à la libération des détenus et au
rétablissement d’internet au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Du coup, le
président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a publié un autre
communiqué hier, 18 avril 2017.
Voici le document en intégralité :
A la suite de la visite de l'Ambassadeur François LOUNCÉNY FALL,
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique
Centrale, relative à la crise dans les Régions anglophones du Nord-Ouest
et du Sud-ouest du Cameroun, et de sa déclaration lors de la conférence
de presse qu'il a tenue à Yaoundé le 12 avril 2017, le MRC se réjouit
de l'attention portée enfin par les Nations Unies à cette crise qui
perdure et qui compromet la paix et stabilité de notre pays.
Le MRC considère que les mesures techniques prises récemment par le
Gouvernement vont dans le bon sens et exhorte à son tour le Gouvernement
à les mettre effectivement et entièrement en œuvre sans délai.
Mais, le MRC estime que ces mesures techniques ne peuvent suffire à régler durablement le problème politique de fond, sous-jacent, qui revient périodiquement et qui est bien connu des autorités de notre pays. Ce problème porte sur la nécessité de la mise en œuvre concrète d'un certain degré d'autonomie permettant aux Régions concernées de préserver leur spécificité culturelle héritée de la "colonisation" et, au-delà, à toutes les Régions du Cameroun de gérer leurs propres affaires et, de la sorte, de promouvoir leur développement économique et social.
Mais, le MRC estime que ces mesures techniques ne peuvent suffire à régler durablement le problème politique de fond, sous-jacent, qui revient périodiquement et qui est bien connu des autorités de notre pays. Ce problème porte sur la nécessité de la mise en œuvre concrète d'un certain degré d'autonomie permettant aux Régions concernées de préserver leur spécificité culturelle héritée de la "colonisation" et, au-delà, à toutes les Régions du Cameroun de gérer leurs propres affaires et, de la sorte, de promouvoir leur développement économique et social.
Le MRC réitère et appuie la demande de libération de toutes les
personnes arrêtées dans le cadre de cette crise, ainsi que le
rétablissement complet de l'internet au-delà de l'Université et de
certaines administrations. Ces mesures, qui constitueraient un important
geste d'apaisement, permettraient sans aucun doute la reprise normale
des activités dans les Régions anglophones, en particulier la reprise
des activités scolaires dont la perturbation ou l'arrêt compromettent
l'avenir de la jeunesse camerounaise scolarisée dans cette partie du
pays.
Il y a un temps pour tout : un temps pour la discorde et les
affrontements et un temps pour l'apaisement et la concorde ; un temps
pour la colère et les invectives et un temps pour la tolérance et les
retrouvailles fraternelles.
Comme pour toutes les questions concernant notre pays et son peuple, le MRC n'a cessé d'œuvrer modestement à la recherche des solutions les meilleures à la résolution de cette crise, sans préjugés, par les réponses les plus appropriées au regard des attentes des populations anglophones et dans l'intérêt supérieur de la nation camerounaise. Telle est sa conception de la responsabilité politique.
Comme pour toutes les questions concernant notre pays et son peuple, le MRC n'a cessé d'œuvrer modestement à la recherche des solutions les meilleures à la résolution de cette crise, sans préjugés, par les réponses les plus appropriées au regard des attentes des populations anglophones et dans l'intérêt supérieur de la nation camerounaise. Telle est sa conception de la responsabilité politique.
Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net

