
Cette histoire est celle d’un ghanéen vivant aux États-Unis, et qui
se trouve dans une situation très compliquée. Son mariage, sa vie de
famille et sa survie, sont totalement compromis.
Son cas en est un parmi tant de milliers de Ghanéens qui émigrent
vers les États-Unis à la recherche de pâturages plus verts. L’identité
de l’homme n’a pas été révélée, pour conserver son anonymat, mais les
photos utilisées dans l’histoire sont des images réelles, prises par
GhanaGrio.
Il y a huit ans, lorsque Jones, maintenant âgé de 34 ans a dit au
revoir à sa femme avec qui il avait une fille. Ils étaient depuis plus
de 4 ans en concubinage, avant de décider de le rendre officiel. Mais
Jones, qui vient de la région d’Ashanti, ne voulait pas de mariage civil
pour une raison quelconque.
Je voyageais avec un visa B2 à l’époque, ce qui m’a limité au tourisme et à un séjour de moins de six mois dans ce pays. Je voulais travailler ici (ndlr USA) et gagner plus d’argent pour prendre soin de ma famille et on m’a conseillé de trouver quelqu’un ici avec qui me marier pour me permettre d’obtenir mes papiers .
Et après avoir travaillé illégalement dans un entrepôt au
New-Brunswick, au New Jersey pendant plus de 6 mois pour un salaire de
13 $ l’heure, Jones a réussi à économiser la plupart de ses gains pour
trouver quelqu’un, de préférence une personne qui a la citoyenneté, pour
la payer et l’épouser.
Aux États-Unis, il est très fréquent d’entendre qu’un migrant s’est
marié pour des «papiers», en vue d’obtenir l’autorisation de vivre et de
travailler aux États-Unis.
La première femme avec laquelle j’ai été connecté me demandait 6000 $. Elle a dit que c’était le meilleur prix qu’elle pouvait offrir, même si ensuite elle m’a trahi. Elle se comportait comme si elle était amoureuse de moi ou me connait depuis des années. Ensuite, nous nous sommes mariés et avions commencé la démarche pour les papiers.
Cependant, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu pour
Jones, car sa partenaire commerciale l’a roulé dans la farine, après
leur «faux» mariage et n’a assisté à aucun des rendez-vous avec
l’avocat, pour que le processus commence. Bien sûr, avant le mariage,
Jones l’avait payée en totalité.
Jones a donc perdu son argent et a également dû payer pour le divorce
afin qu’il puisse commencer à suivre la meilleure voie. Heureusement
pour lui, comme il le raconte, une amie qu’il a rencontrée dans un
gymnase a eu un faible pour lui et comme il était désespéré, il a décidé
de l’attirer dans un mariage, après leur courte rencontre.
Sa nouvelle femme était la plus heureuse de la terre, car ses pages
de médias sociaux, qui auparavant, étaient très inactives, devenaient
vivantes avec des photos et des mises à jour de sa nouvelle vie en tant
que épouse; dans une relation amoureuse.
Après leur mariage, elle annonça à Jones qu’elle portait son premier
enfant. Mais, pour Jones, c’était son deuxième, mais il n’osa dire un
mot. Il a continué à jouer le jeu. Ce qui a conduit même à un deuxième
enfant. Pendant ce temps, il a gardé le contact avec sa femme au Ghana
qui attendait le retour de son mari, comme il l’avait promis.
Jones a sa citoyenneté maintenant et rend visite à sa famille au Ghana quelques fois.
Je veux quitter ma femme américaine. Je ne l’aime pas. Je n’avais besoin d’elle que pour les papiers. Nous avons fondé une famille dans une procédure normale, mais bon, c’est une vie difficile. Nous devons quand même continuer.
A la question de savoir s’il va informer sa famille ghanéenne de cette vie secrète qu’il mène, il dit:
À un moment donné, ils devront savoir parce que je veux que mes enfants se connaissent. Mais pour l’instant, je dois réfléchir à la façon de me séparer de ma femme ici, pour retourner avec ma femme ghanéenne. Je ne peux pas imaginer passer le reste de ma vie en Amérique ou avec une Américaine. Je dois retourner à la maison à un moment donné et je veux être marié à quelqu’un avec qui j’ai des similitudes culturelles. Ces femmes américaines sont beaucoup difficiles.
Pour le moment Jones attend la meilleure occasion pour déclencher un
divorce avec sa femme américaine, il paie même en ce moment un
»contact » au Ghana pour tenter de faire voyager son épouse ghanéenne
aux États-Unis.
Cependant, s’il a la chance que son épouse américaine demande le
divorce, il va retourner au Ghana, pour faire un mariage civil et amener
sa femme avec lui aux États-Unis.
Source: afrikmag.com

