POLITIQUE
- Pour leur première déclaration commune ce samedi 29 avril, Marine Le
Pen et Nicolas Dupont-Aignan en ont dit plus sur "l'accord de gouvernement"
évoqué hier par le président de Debout
la France. Et celui-ci comprend Matignon pour Nicolas Dupont-Aignan, qui sera nommé chef de gouvernement si la candidate d'extrême droite arrive à l'Elysée.
"Présidente
de la République, je nommerai Nicolas Dupont-Aignan Premier ministre de
la France", a déclaré Marine Le Pen, promettant "une majorité
présidentielle cohérente" et assurant qu'il ne "s'agit pas d'une
alliance de circonstance". "Nicolas Dupont-Aignan est un patriote
sincère et exigent. Il a montré qu'il était capable de sortir du confort
des positions installées", a-t-elle indiqué en préambule.
Après
le discours de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan a souligné la
dimension "historique" de cet union entre ces deux formations
"patriotes". "Il s'agit d'une alliance de deux personnalités qui aiment
la France", a-t-il affirmé, expliquant néanmoins qu'il restait "un homme
libre" et que ce choix n'est "en aucun cas un ralliement au Front
national".
"J'invite
les Français à nous rejoindre et à sauver leur pays. Il y a une vraie
vague qui se lève", s'est enthousiasmé le président de Debout la France.
"La transformation de l'euro n'est plus un préalable""Le délai de carence concernant la gratuité de l'accès aux services publics pour les étrangers arrivant légalement sur le territoire national ne concernera pas l'école", indique le texte.
De son côté, Nicolas Dupont-Aignan accepte le principe de priorité nationale, pour autant, "la transformation de l'euro n'est plus un préalable", ont-ils expliqué.



Cet accord, "c'est pas une affaire d'argent", a assuré Nicolas Dupont-Aignan, interrogé sur une prise en charge par le FN de ses frais de campagne. "Mon parti sera allié à Marine Le Pen (...). Partout (...), il y aura des candidats +Debout la France+ face à des candidats FN, les Français conserveront le choix entre deux patriotismes", a encore dit l'ancien candidat à la présidentielle.
"Combine d'appareil"
En déplacement à Usseau dans les Deux-Sèvres, Emmanuel Macron n'a pas tardé à réagir. Et selon lui, cet accord relève de la "combine d'appareil qui a vocation à régler les problèmes de crédibilité de Marine Le Pen, qui n'a pas d'équipe autour d'elle, et les problèmes de financement de M. Dupont-Aignan".
"Est-ce qu'on peut penser une seule seconde que ce que vit la campagne, la ruralité, va être réglé par la combine de M. Dupont-Aignan et Mme Marine Le Pen ? Non", a-t-il poursuivi, raillant "la finance magique" du projet de la candidate d'extrême droite: "remettre la retraite à 60 ans, augmenter le nombre de fonctionnaires, et baisser les impôts !".
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