Au Cameroun, les opérateurs économiques chinois ont une forte tendance à créer des entreprises de type Etablissements (Ets), «sans gros investissements au départ et réalisant des bénéfices immédiats mais
faibles».
Dans le même temps, les Français, eux, créent plus d'entreprises de
types Sociétés anonymes ou Sociétés à responsabilité limitée (76% des
entreprises créées par les Français), qui nécessitent un «minimum d’investissement et sont plus orientées vers la production et donc de la valeur ajoutée, source de croissance».
Ces
révélations sont contenues dans une étude réalisée par le ministère de
l’Economie, avec l’appui technique du Centre d’analyse et de recherche
sur les politiques économiques et sociales (Camercap-Parc). Laquelle
étude révèle, par ailleurs, qu’entre 2010 et 2015, sur les plus de
40 500 entreprises créées au sein des huit Centres de formalités de
création des entreprises (Cfce) que compte le Cameroun, 389 PME
(c’est-à-dire 27% des entreprises créées par des étrangers) ont été le
fait d’opérateurs économiques chinois. Ce qui représente plus du double
des PME mises en place par les ressortissants français, au cours de la
période sous revue.
En effet, apprend-on, les opérateurs économiques français, «malgré leurs relations privilégiées»
avec le Cameroun, précise l’étude, n’ont créé que 180 entreprises sur
la période 2010-2015, soit 12,5% des PME créées au sein des Cfce par des
étrangers, contre 141 PME (9,8%) pour les opérateurs économiques
nigérians qui pointent au 3ème rang, dans le classement des étrangers
créateurs d’entreprises au Cameroun.
Viennent
ensuite les Libanais, avec 5,5% des entreprises créées par les
étrangers entre 2010 et 2015, et les Indiens, qui ont créé 70
entreprises au cours de la même période, soit 4,9% des entreprises
promues par les étrangers au Cameroun.
Brice R. Mbodiam
Agence Ecofin

