Le Fonds monétaire international (FMI), dans son rapport sur les
« Perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne »
publié ce mois de mai 2017, note que beaucoup de pays, en 2016, ont
souffert de la
très forte baisse des prix des produits de base.
« C’est
particulièrement le cas dans les pays exportateurs de produits de base,
notamment les pays exportateurs de pétrole, tels que l’Angola, le
Nigéria et les pays de la Communauté économique et monétaire de
l’Afrique centrale (Cemac) », indique le FMI. Selon le rapport, les
retards observés dans l’exécution des ajustements indispensables
entraînent une augmentation de la dette publique, créent de
l’incertitude, freinent l’investissement et risquent d’engendrer des
problèmes encore plus importants à l’avenir.
« Pour
les pays les plus durement touchés, il reste urgent d’assainir les
finances publiques pour mettre fin à la baisse des réserves de change et
compenser les pertes de recettes budgétaires, surtout dans les pays de
la Cemac », martèle le FMI.
L’insistance
de cette institution financière mondiale entre en droite ligne avec la
sonnette d’alarme tirée en avril dernier par Kadima Kalondji,
représentant résident du FMI au Cameroun. En 2010, assure Kadima
Kalondji, en visite à Libreville dans le cadre d’un séminaire destiné
aux hommes de médias de la sous-région, les réserves de change de
l’espace communautaire s’établissaient à 6000 milliards de FCFA. Mais
ces dernières ont chuté depuis lors et se situent à 2000 milliards de
FCFA, soit une érosion de 4000 milliards de FCFA en 2016.
Le
représentant du FMI avait alors pointé un doigt accusateur sur
l’effondrement des recettes et de la chute des exportations pétrolières
ainsi que sur l’explosion des dépenses d’investissement public dans un
contexte financier difficile et défavorable aux économies rentières.
S.A
Investir au Cameroun

