L’avocat Félix Nkongho Agbor, le professeur Fontem Neba et
l’animateur de radio Mancho Bibixy,
principaux leaders de la
contestation anglophone, ont été déboutés ce mercredi de leur demande de
remise en liberté provisoire.
Le tribunal de Yaoundé a tranché mercredi 7 juin : Félix
Nkongho Agbor, Fontem Neba et Mancho Bibixy resteront en détention à
Yaoundé en attendant leur procès pour terrorisme, rébellion, crime et
délits d’opinion. Des chefs d’accusation qu’ils partagent avec
vingt-cinq autres prévenus,considérés comme liés à la crise anglophone.
Les trois leaders de la contestation anglophone avaient plaidé non coupable et leurs avocats espéraient obtenir leur libération provisoire.
Ils auraient alors pu se présenter libres aux audiences, tout en étant
astreints à des mesures de surveillance et au versement d’une caution.
Le 24 mai, le ministère public ne s’était pas opposé à cette
éventualité.
Mais la Cour en a décidé autrement, en estimant que les
accusés ne pouvaient bénéficier d’une remise en liberté sous caution,
cette procédure ne pouvant pas s’appliquer aux personnes risquant la
peine de mort ou l’emprisonnement à vie.
« Le tribunal s’est prononcé sur une demande qui ne lui a pas été faite »
« Le tribunal s’est prononcé sur une demande qui ne lui a pas été faite », s’étonne Claude Assira, avocat des leaders anglophones.
« Nous avions demandé la remise en liberté simple, qui ne souffre
d’aucune restriction, et non la remise en liberté sous caution »,
explique-t-il.
La prochaine audience du procès doit se tenir le 29 juin. La
défense des accusés pourrait à cette occasion déposer une nouvelle
demande de remise en liberté. « Il nous reste trois semaines pour
étudier les options », confie Claude Assira.
Jeune Afrique

