
En Côte d'Ivoire, à mesure que le temps
passe, les ambitions présidentielles de Guillaume Soro se
dessinent. Si
de son côté, Ouattara ne semble pas vouloir le cautionner, des signaux
sont lancés.
La question, Guillaume Soro a t-il des ambitions présidentielles à court termes? L’intéressé affirme ne pas avoir encore décidé.
Guillaume Soro et son réseau
Depuis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro n’a
pas voulu s’éloigner du pouvoir. D’abord ministre, puis à deux reprises
président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro fait partie des têtes
fortes de son pays.
Et cela remonte à bien plus loin. En effet, chef d’une rebellion qui a
secoué le pays, Guillaume Soro a su se rendre important depuis une
quinzaine d’années. Considéré malgré tout comme la deuxième personnalité
de l’Etat, Guillaume Soro occupe une place importante dans la politique
ivoirienne.
Au départ proche de Gbagbo, il lui tourna le dos en 2011, lors de la
crise post-électorale. Il fut ensuite proche de Ouattara, avant ses
nombreux déboires: poursuite en France et au Burkina.
Les récentes mutineries? une humiliation selon Guillaume Soro
Se confiant sur les récentes mutineries en Côte d’Ivoire au magazine Bloomberg, Guillaume Soro s’est montré déçu :
“Je peux seulement noter que nous sommes méprisés. (…) C’est une humiliation pour nous – l’état, le président, moi-même et les institutions“. Ainsi s’exprimait le Président de l’Assemblée nationale (PAN) ivoirienne. Se confiant même sur l’état d’esprit du président Ouattara : “Il n’était pas content du tout”.
Mais d’après la presse ivoirienne, ces mutineries ont scellé
définitivement les différends entre les deux hommes forts du pays. Dans
l’entourage de Ouattara, on critique Soro, le reliant directement ou
indirectement aux mutineries des ex-rebelles.
Sur sa fidélité à Ouattara et ses ambitions
Guillaume Soro le jure: il reste fidèle au président Ouattara. “Je ne suis pas une personne qui peut poignarder dans le dos” risque t-il dans l’interview.
Mais ce qui retient l’attention reste sa petite remarque concernant le nouveau président français, Emmanuel Macron :
“Quand on me dit que je suis impatient, je suis choqué.. Entre Emmanuel Macron, qui est président de la France à l’âge de 39 ans, et moi-même, qui a 45 ans et pas encore président, qui est impatient? J’ai commencé mon engagement politique et syndical en 1991. “
Une comparaison subtile pour rappeler que même s’il souhaite être un jeune président, tout comme Macron, il ne sera pas si jeune que ça dans le domaine politique.
Du côté de la présidence tout porte à croire que l’on veut freiner
ces ambitions. Le choix porté sur Daniel Kablan Duncan comme
vice-président, est un signe selon certains observateurs. Une chose est
sûre, avec la distance prise par le président Ouattara, Guillaume Soro
n’aura pas son soutien en cas de candidature.
Source: lanouvelletribune.info

