Depuis le symposium de la Confédération africaine de football (CAF) au mois de juillet 2017 à
Le
Cameroun pourrait ne pas organiser la prochaine Coupe d’Afrique des
Nations (CAN) 2019. Alors que le pays semble être en retard sur le
cahier de charges sur lequel il a été désigné, la Confédération
africaine de football (CAF) a décidé de passer de quatre à six le nombre
de stades nécessaires pour l’organisation de la CAN 2019.
En plus
de cela, le nombre de pays participants est passé de 16 à 24 équipes
alors que les éliminatoires ont débuté depuis le mois de juin 2017.
Malgré tout, selon le Président de la CAF Ahmad Ahmad, c’est bien sur
ces nouveaux critères que la CAN 2019 devrait être organisée, selon les
explications données à la presse burkinabè le samedi 5 août 2017.
Le Cameroun n’est pas prêt, selon Ahmad
Présent à
Ouagadougou sur invitation du chef de l’État Roch Marc Christian Kaboré,
il informe avoir fait appel à un comité d’experts en hôtellerie, en
sports, santé, etc. pour voir si le Cameroun est en mesure d’organiser
la prochaine édition de la CAN. Ce n’est donc plus un comité de la CAF
qui ira superviser les installations. « Il n’y a pas de la place pour des dispositions politiques »,
laisse sous-entendre Ahmad. Mais, le sort du Cameroun semble être
scellé à entendre Ahmad Ahmad sur insistance d’un journaliste : « même à quatre équipes, le Cameroun n’est pas prêt », a dit avec autorité Ahmad Ahmad.
Le
Président de la CAF a d’ailleurs fait savoir qu’il y a au moins six pays
déjà prêts pour l’organisation de l’édition 2019 en citant le Maroc,
l’un de ses meilleurs soutiens lors de l’élection à la tête de la CAF.
L’organisation des CAN 2021 et 2013 pourrait être revue
Pour les
éditions 2021 (Côte d’Ivoire) et 2023 (Guinée), Ahmad Ahmad estime qu’il
n’y a pas encore de débat sur la question mais il pense qu’il faut
prendre en compte les préoccupations du Président de la fédération
zimbabwéenne de football Phillip Chiyangwa qui pense qu’il faut revoir
l’attribution des deux éditions.
Si les
éditions 2021 et 2023 ont été attribuées en respectant la règlementation
comme le reconnait Ahmad Ahmad, il pense qu’il n’y a pas eu d’appels
d’offres. « Nous n’attribuerons pas de gré à gré les compétitions de la CAN. Il faut des appels d’offre », affirme encore le Président de la CAF.
C’est
pourquoi, il signale que la porte est ouverte à toutes les discussions
et que les fédérations ont le droit de se plaindre et peuvent faire
appel.
Boukari OUEDRAOGOBurkina24

