Le
chef de l'opposition kényane a affirmé mercredi que les résultats de
l'élection présidentielle
donnant une large avance au président sortant
Uhuru Kenyatta avaient été truqués par des pirates informatiques.
Selon lui, ces derniers ont réussi à prendre le contrôle du système électronique de collecte des résultats.
"L'élection
kényane 2017 est une fraude et le piratage a affecté la crédibilité de
cette élection. Ces résultats sont faux, c'est une imposture", a accusé
lors d'une conférence de presse Raila Odinga, le candidat de la
coalition l'opposition Nasa.
M. Odinga a précisé que mardi, en
début d'après-midi, des pirates avaient accédé au système électronique
de la Commission électorale (IEBC), en utilisant les codes d'accès de
Chris Msando, responsable informatique de la commission électorale
(IEBC), retrouvé mort une semaine avant le scrutin.
Toujours d'après Ralia Odinga, ces pirates avaient créé "des erreurs" dans les serveurs de l'IEBC.
"Un algorithme en faveur de Kenyatta"
"Ils
ont téléchargé un algorithme qui aurait permis d'accroître
artificiellement le score de M. Kenyatta et de créer un écart
automatique de 11 points avec le score de M. Odinga à chaque
actualisation des résultats", a-t-il ajouté.
A l'appui de ses
accusations, M. Odinga a publié le registre, en langage informatique
codé, des différentes opérations effectuées mardi sur le système
informatique de l'IEBC, censé accréditer ses dires.
Ces allégations n'ont pas été catégoriquement réfutées par le président de l'IEBC, Wafula Chebukati.
"Nous
allons mettre en oeuvre notre propre système d'investigation (...) pour
déterminer si oui ou non ces allégations sont vraies", a-t-il déclaré à
la presse.
"Mais pour l'instant, je ne peux pas dire si ce système a été piraté ou non", a-t-il reconnu.

