
Les autorités congolaises annoncent avoir déjoué une tentative de coup d'Etat.
Kinshasa
accuse les adeptes de la secte politico-religieuse ex-Bundu Dia Kongo
d'être les auteurs d'une série d'attaques qui serait une tentative de
putsch ratée, selon les autorités.
Les putschistes présumés ont été présentés à la presse ce mercredi.
Trente
et un putschistes présumés dont trois femmes sont apparus avec des
bandeaux rouges sur la tête, comme en portent souvent les adeptes de la
secte politico-religieuse ex-Bundu Dia Kongo.
Quelques armes
blanches, des fusils de fabrication artisanale et des fétiches ont
également été présentées comme preuves à conviction.
Le colonel
Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police ce groupe a déclaré que
ces personnes avaient pour but de renverser le pouvoir en place en
attaquant le siège de la chaine nationale puis l'aéroport.
Pendant près de deux heures, des tirs ont retenti lundi matin dans plusieurs quartiers de la capitale de la RDC.
Le bilan officiel des affrontements de lundi est passé de 14 à 19
morts. Ces chiffres concernent bien sur Kinshasa, la capitale mais aussi
la province voisine du Congo central, où des violences similaires ont
également éclaté lundi.
Le mouvement ex-Bundu Dia Kongo est
dirigé par Ne Mwanda Nsemi, un député en cavale qui s'est échappé de la
prison de Kinshasa en mai dernier.
Quelques semaines après son évasion spectaculaire, il avait appelé ses partisans à renverser le pouvoir du président Kabila.
BBC Afrique

