La Corée du Nord a averti qu'elle pourrait tirer des missiles
près de l'île américaine de Guam,
dans le Pacifique, alors que le
président américain Donald Trump a promis au régime nord-coréen "le feu
et la colère".
La Corée du Nord a dit mercredi 9 août "examiner soigneusement" un
projet de frappe sur le territoire américain de l'île de Guam, dans le
Pacifique, quelques heures après les déclarations de Donald Trump
promettant "feu" et "colère" à Pyongyang en cas de nouvelle menace.
La
Corée du Nord ne fait pas secret de son projet de développer un missile
balistique intercontinental (ICBM) à tête nucléaire capable d'atteindre
les États-Unis, et ignore les appels de la communauté internationale
l'invitant à cesser son programme nucléaire et balistique.
Pyongyang
a déclaré qu'"actuellement, elle étudie avec attention le plan
opérationnel afin de faire feu sur les zones situées autour de Guam avec
une fusée balistique à portée intermédiaire Hwasong-12", selon l'agence
officielle nord-coréenne KCNA. Ce plan sera finalisé et pourrait être
mis en œuvre "à tout moment, dès que Kim Jong-un, le commandant suprême
de la force nucléaire de la DPRK (Corée du Nord) le décidera", a ajouté
l'agence.
L'île de Guam abrite une base militaire américaine
comptant un escadron de sous-marins, une base aérienne et un groupe de
garde-côtes.
"Le feu et la colère"
Quelques
heures auparavant, Donald Trump avait lancé une spectaculaire mise en
garde contre le régime communiste, lui promettant "le feu et la colère".
"La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers
les États-Unis", a déclaré le président américain depuis son golf de
Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.
Le
sénateur républicain John McCain a déploré le manque de prudence du
président dans ses menaces à la Corée du Nord. "J'objecte aux
commentaires du président car il faut être certain d'être en mesure de
faire ce que l'on dit", a-t-il déclaré dans une interview radiophonique.
Le
Conseil de sécurité des Nations unies a adopté samedi à l'unanimité de
nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, susceptibles de réduire
d'un milliard de dollars les exportations annuelles nord-coréennes.
Depuis 2006, l'ONU a imposé six trains de sanctions à la Corée du Nord
mais rien ne semble faire dévier Kim Jong-un. Le dernier essai nucléaire
remonte au 9 septembre 2016, avec une détonation jugée deux fois plus
puissante que la bombe américaine lâchée sur Hiroshima.
France24 Avec AFP et Reuters

