
Une
récente analyse prudentielle de la situation économique de la
Communauté économique et monétaire de
l’Afrique centrale (Cémac), du
Fonds monétaire international (FMI) laisse indiquer des perspectives
d’une progressive amélioration de la situation économique et financière.
Néanmoins,
prévient le FMI, cette lecture tiendrait au cas où les États et les
institutions régionales tiennent tous leurs engagements de politique
économique.
En
outre, poursuit le fonds, ces perspectives supposent aussi la poursuite
de l’assainissement budgétaire (avec une amélioration du solde
budgétaire global de l’ordre de 6 % du PIB entre 2016 et 2019), dans un
premier temps, en réduisant les investissements publics non prioritaires
et en accroissant progressivement les recettes budgétaires non
pétrolières.
A
cela s’ajoute également, l’intensification des politiques visant à
diversifier l’économie en améliorant le climat des affaires, notamment
par un renforcement de la gouvernance et de la transparence. Cela
soutiendrait une croissance plus forte à moyen terme.
Dans
cette même lecture, le FMI indique que la politique monétaire resterait
restrictive, reflétant le besoin de favoriser la stabilité extérieure
et l’accumulation de réserves.
Enfin,
conclut l’institution de Bretton Woods, ces perspectives comportent des
risques importants. Notamment ceux liés à l’évolution de l’économie
mondiale et à ses répercussions sur les cours du pétrole, à la
possibilité que les politiques soient plus faibles que prévues en raison
de contraintes et/ou d’un manque de soutien politique, à des retards
possibles dans l’achèvement des programmes avec le reste des pays de la
Cémac et à une situation sécuritaire encore difficile.
Stéphane Billé
Agence Ecofin

