Une cour pénale
du Caire a condamné le samedi 30 décembre l'ancien président égyptien
Mohamed
Morsi et 18 autres personnes, à trois ans de prison pour
«outrage à la magistrature».
L'ex-Président égyptien,
Mohamed Morsi
a été condamné, le 30 décembre, à 3 ans de prison par un tribunal du
Caire pour «outrage à la magistrature», rapporte l'édition Al-Youm
Al-Sabea, se référant à une déclaration du parquet égyptien.
Selon ce dernier, l'ex-Président a notamment été reconnu coupable d' «
outrage à la magistrature, d'attaques infondées contre ses
représentants et ce en répandant la haine et en appelant au rejet du
pouvoir judiciaire du pays ». L'enquête a permis d'établir que dans
leurs déclarations ainsi que par le biais des médias Mohamed Morsi et
des membres de son entourage avaient diffusé des informations portant
outrage au système judiciaire et avaient porté préjudice à l'autorité
des juges et du système de la jurisprudence dans son ensemble.
A l'issue de ce procès, 18 autres personnes, soutiens de Mohamed Morsi, ont été condamnées à une peine de prison similaire.
Mohamed Morsi a aussi été condamné à verser un million de livres
égyptiennes (soit 48.000 euros) au juge Mohammed al-Nimer, qu'il avait
accusé de «falsification» de la vérité, précise la source.
Se
référant à l'avocat de Mohamed Morsi, Abdel Maqsoud, l'AFP rapporte
qu'il devra également verser un million de livres à l'association des
juges. Selon cette même agence, 19 personnes (et non 18) ont été
condamnées lors de ce procès.
En juillet 2013, l’armée égyptienne a écarté du pouvoir Mohamed
Morsi, élu à la tête du pays en juin 2012, et a annoncé la mise en place
d’une période de transition. Les partisans du Président déchu ont
organisé de nombreuses manifestations pour obtenir son retour au
pouvoir. Les troubles et les affrontements ont alors fait des centaines
de victimes.
Depuis sa destitution, Mohamed Morsi a fait objet de plusieurs
enquêtes pénales, dont celles pour avoir fomenté des affrontements entre
ses partisans et ses adversaires devant le palais présidentiel en 2012,
pour espionnage au profit du Qatar et du mouvement palestinien Hamas,
pour son évasion de prison pendant les troubles de 2011 et pour outrage à
la magistrature.
Source:
fr.sputniknews.com