
L’Afrique a parcouru un long chemin parsemé d’embûches dans
la lutte pour la liberté et la
démocratie. Plusieurs Africains ont donné
leur vie pour la souveraineté dont le continent jouit aujourd’hui. Un
grand nombre de héros et d’héroïnes révolutionnaires d’Afrique ont été
assassinés pour leur croyance dans le rêve africain de l’égalité pour
tous.
Mais malgré leurs morts prématurées, leurs héritages
demeurent. C’est sur la base solide de ces révolutionnaires que le
continent évolue jusqu’à nos jours.
Voici ces 6 révolutionnaires qui ont inscrit leurs noms dans l’histoire africaine.
Mouammar Kadhafi (Libye)

Communément appelé « colonel Kadhafi », Mouammar Kadhafi
était un politicien révolutionnaire et président qui a dirigé la Libye,
un pays d’Afrique du Nord de 1969 à 2011.
Au départ, il était déterminé pour des motifs idéologiques
dans le nationalisme arabe et le socialisme, mais plus tard, il a pris
les rênes du pays suivant sa propre idéologie, la Troisième théorie
universelle surnommée le « kadhafisme ».
Kadhafi est né en 1942 à Syrte d’une famille bédouine pauvre
et est devenu un nationaliste arabe alors qu’il était élève à l’école
de Sabha.
En 1963, il a rejoint l’Académie royale militaire de
Benghazi, où il a fondé une cellule révolutionnaire qui l’a aidé à mener
à bien un coup d’État contre la monarchie Senoussi d’Idris en 1969,
soutenue par l’Occident.
Il a été largement célébré pour sa position anti-impérialiste et son ferme soutien à l’unité arabe et africaine.
Patrice Lumumba (RD Congo)

L’un des révolutionnaires les plus célèbres, Patrice Emery
Lumumba était un homme politique congolais populaire. Il a été le tout
premier ministre de la République démocratique du Congo de juin à
septembre 1960. Lumumba a joué un rôle décisif dans la lutte pour
l’indépendance étant le leader du parti populaire Mouvement National
Congolais (MNC) dont l’objectif était d’obtenir l’indépendance dans les
plus brefs délais.
Peu après l’indépendance du Congo des mains de la Belgique
en 1960, Lumumba, un nationaliste et panafricaniste africain a eu des
différends avec le président Joseph Kasa-Vubu pour sa quête incessante
de l’extermination du groupe sécessionniste belge Katanga. Il a
finalement été emprisonné sous la présidence de Mobutu Sese Seko et fut
publiquement exécuté plus tard par un peloton d’exécution sous les
instructions des autorités katangaises. Il n’avait que 35 ans lorsqu’il a
été tué en 1961.
Thomas Sankara (Burkina Faso)

Considéré comme un leader charismatique, emblématique et
révolutionnaire, Thomas Isidore Noel Sankara est né en décembre 1949
dans un petit village appelé Yako en Haute-Volta (aujourd’hui Burkina
Faso). L’étoile de Sankara a commencé à briller aux premiers stades de
sa vie quand il a été nommé capitaine dans l’armée burkinabé. Il avait
moins de trente ans.
En 1983, Sankara a dirigé un coup d’Etat militaire soutenu
par le peuple contre le président Jean-Baptiste Ouédraogo dans le but de
lutter contre la corruption et la suprématie de l’ancienne puissance
coloniale française. Sankara a lancé un programme ambitieux de
transformation sociale et économique. Il a réussi à changer le nom du
pays (Haute-Volta) par celui de Burkina Faso, qui signifie « Terre des
hommes intègres ».
Son approche révolutionnaire aux problèmes ont fait de lui
une icône pour de nombreux Africains, en particulier les pauvres. Mais
il fut plus tard renversé et exécuté en 1987.
Nelson Mandela (Afrique du Sud)

Considéré par beaucoup comme le père de l’Afrique du Sud,
Nelson Mandela a été le premier président noir de ce pays. On se
souvient de lui pour sa quête révolutionnaire de l’égalité en Afrique du
Sud, après plusieurs années sous l’apartheid. Depuis le début des
années 1940, Mandela a dirigé un mouvement anti-apartheid qui a mis fin à
des décennies de discrimination raciale contre les Noirs par les
colonialistes blancs.
Pendant son mandat, de 1994 à 1999, Mandela s’est concentré
sur la destruction de l’héritage de l’apartheid, encourageant la
réconciliation entre les races et combattant le racisme
institutionnalisé. Bien qu’il n’ait pas réussi à éradiquer complètement
la haine raciale en Afrique du Sud, ses efforts pour unifier le pays et
renforcer la cohésion ont permis à la nation arc-en-ciel de se remettre
des nombreuses années d’hostilité. Mandela est décédé en 2013 à l’âge de
95 ans.
Jonas Savimbi (Angola)

Jusqu’à sa mort en 2002, Jonas Savimbi a passé la majeure
partie de sa vie à lutter pour l’indépendance totale de l’Angola. Après
avoir passé ses premières années à l’école, Savimbi a formé un mouvement
anticolonial appelé Union nationale pour l’indépendance totale de
l’Angola (UNITA). Ce mouvement a mené la première guerre contre la
domination coloniale portugaise entre 1966 et 1974.
Pour ses tactiques de guerre, Savimbi est présenté comme
l’un des meilleurs chefs militaires les plus efficaces du 20ème siècle.
Ayant étudié en Chine pendant de nombreuses années, le puissant Savimbi a
été très efficace dans l’organisation de combats de guérilla contre les
forces coloniales et les groupes locaux qui espéraient gouverner
l’Angola post-colonial. Ses attaques incessantes contre le système
colonial ont forcé le Portugal à renoncer au pouvoir en Angola en 1975.
Après avoir survécu à de nombreuses tentatives d’assassinats, Savimbi
est finalement décédé en 2002 lors d’un affrontement avec les troupes
gouvernementales angolaises qui avaient passé des années à le
rechercher.
Gamal Abdel Nasser Hussein (Egypte)

Né en 1918 à Alexandrie, en Egypte, Gamal Abdel Nasser
Hussein est le deuxième président de ce pays d’Afrique du Nord, de 1956
jusqu’à sa mort en 1970. Il a contribué à la chute de la monarchie en
1952 et a introduit beaucoup de réformes en particulier dans le secteur
foncier.
Il est devenu plus célèbre après la nationalisation réussie
du canal de Suez. En 1967, ce dernier a essayé à plusieurs reprises de
démissionner mais les Egyptiens s’opposaient à sa décision. Il est mort
d’une crise cardiaque en 1970 peu de temps après avoir assisté au sommet
de la Ligue arabe. Ses funérailles ont attiré plus de cinq millions de
personnes du monde arabe.
Bien que ces révolutionnaires africains étaient originaires
de différentes parties du continent et aient existé à des époques
différentes, il est évident qu’ils étaient motivés par une cause
commune, une vie meilleure pour chaque Africain.
Par Afrikmag

