Le
Premier ministre du Cameroun, Philémon Yang, a signé ce 17 janvier un
communiqué dans lequel il déclare le
Français Necotrans officiellement
« défaillant » pour ce qui concerne la gestion du terminal polyvalent du port de Kribi.
Philémon Yang explique que la défaillance du logisticien français s’explique par son « défaut de signature du contrat de partenariat et ses annexes »,
conformément au règlement de l’appel d’offres qui lui avait permis de
postuler et gagner ce marché. En conséquence, poursuit le Premier
ministre, « le contrat de partenariat pour l’exploitation, la
maintenance du terminal polyvalent du port autonome de Kribi, adjugé le
26 août 2015 au groupement Necotrans-Kpmo, est définitivement retiré et
les termes du communiqué d’attribution sont ainsi rapportés ».
Cette
communication de Philémon Yang n’est pas une surprise mais davantage un
acte d'officialisation de la rupture de contrat entre le Cameroun et
Necotrans. En effet, cela fait plusieurs mois que l’Etat du Cameroun est
à la recherche de nouveaux partenaires pour gérer le terminal
polyvalent de Kribi. Et pour cause, le tribunal de commerce de Paris a
rendu, le 25 août 2017, son jugement dans le cadre du redressement
judiciaire du groupe Necotrans.
Le journal français Les Echos
révèle qu'au tribunal de commerce de Paris, l'offre de rachat des
actifs de Necotrans par le consortium Bolloré - APCH - Premium -
Privinvest a permis le maintien de 86 des 119 emplois directs dans les
sociétés françaises, et de 1 100 emplois dans les filiales africaines,
pour une valorisation globale d'environ 17,2 millions d'euros (environ
11,266 milliards FCFA).
Au
Cameroun, le consortium conduit par Necotrans avait été désigné
adjudicataire, en 2014, du contrat de partenariat pour l’exploitation et
la maintenance du terminal polyvalent du port en eau profonde de Kribi.
Le contrat avec la partie camerounaise prévoyait une concession de 20
ans et des investissements de 26,2 millions d’euros (environ 17
milliards FCFA) et des redevances à verser à l’Etat camerounais.
Sylvain Andzongo
Investir au Cameroun

