
Sept ans après la révolution, la grogne sociale reste vive dans le pays
qui est touché par l'austérité et
la chute du tourisme, provoquée par
des attentats djihadistes.
Le gouvernement, après des réunions d'urgence en réponses aux manifestations, a annoncé des réformes.
Batterie de mesures
Mohammed
Trabelsi, le ministre des Affaires sociales, a déclaré que le
gouvernement proposait d'augmenter les prestations sociales de 170
millions de dinars (plus de 50 milliards FCFA).
"Cela va toucher environ 250.000 familles et va aider les pauvres et la classe moyenne", a-t-il déclaré.
M.
Trabersi a également fait allusion à des plans pour la garantie des
soins médicaux et de la réforme du logement, sans donner plus de
détails.
Troubles et arrestations
Environ plus de 800 personnes ont été arrêtées après plusieurs jours de troubles.
Les
gens sont descendus dans la rue contre les mesures budgétaires, malgré
le fait que le Premier ministre Yousef Chahed ait tenté d'assurer aux
Tunisiens que 2018 serait la dernière "année difficile" du pays.
La
révolution du Jasmin avait été déclenchée par l'immolation par le feu
le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, d'un jeune vendeur ambulant, Mohamed
Bouazizi.
Plusieurs manifestations sont prévues ce matin pour
marquer l'anniversaire du mouvement de protestation contre le chômage,
la vie chère et la corruption.
BBC Afrique

