
Grâce aux avantages que procure la loi de 2013, portant
incitations à l’investissement privé en République du
Cameroun
(exonérations allant de 5 à 10 ans), les sociétés de production des
huiles végétales raffinées SCR Maya, Azur et Scs-Rafca, viennent
d’investir la bagatelle de 30 milliards de francs Cfa, afin d’accroître
leurs capacités de production.
Selon
l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), qui a
révélé cette information au cours d’une conférence de presse organisée
le 22 mars 2018 à Yaoundé, la capitale du pays, ces investissements ont
été réalisés grâce à l’appui financier de quatre banques commerciales.
L’Asroc
cite notamment la filiale locale de la Société générale ; la Banque
internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC),
contrôlée par le groupe BPCE ; la Commercial Bank of Cameroon ; et la
filiale locale du groupe panafricain Ecobank. Ces quatre institutions
bancaires ont, apprend-on, accordé aux producteurs d’huiles végétales
raffinées sus-mentionnés, une enveloppe globale de prêts estimée à près
de 18 milliards de francs Cfa.
Des
investissements que ces entreprises ont cependant du mal à
rentabiliser, à cause de l’envahissement du marché camerounais par des
huiles végétales importées, qui de surcroît, sont souvent en décalage
avec les normes édictées par les pouvoirs publics, regrette l’Asroc.
Brice R. Mbodiam
Investir
au Cameroun


