
Matthieu Jublin
Après
15 mois d'enquête, un vaste réseau de proxénétisme a été démantelé
cette semaine par les policiers de l'Office central pour la répression
de la traite des êtres humains (OCRTEH) et la police judiciaire de Lyon.
18 personnes, sept hommes et onze femmes ont été interpellées à Lyon,
au Havre, à Nîmes, au Portugal et en Italie.
À la tête de ce système "très pyramidal", "un pasteur de confession évangélique", qui prêchait notamment à Montpellier, gérait les "mamas" qui, elles, "s'occupaient des filles", a expliqué le patron de l'OCRTEH, Jean-Marc Droguet. Au moins une cinquantaine de Nigérianes ont été prisonnières du réseau de prostitution mais "il y en a certainement beaucoup plus", a-t-il estimé. Parmi ces victimes, "il n'y a pas de mineure", a ajouté Jean-Marc Droguet.
À la tête de ce système "très pyramidal", "un pasteur de confession évangélique", qui prêchait notamment à Montpellier, gérait les "mamas" qui, elles, "s'occupaient des filles", a expliqué le patron de l'OCRTEH, Jean-Marc Droguet. Au moins une cinquantaine de Nigérianes ont été prisonnières du réseau de prostitution mais "il y en a certainement beaucoup plus", a-t-il estimé. Parmi ces victimes, "il n'y a pas de mineure", a ajouté Jean-Marc Droguet.
Les laisser penser qu'elles s'en sortiront
Le
pasteur, âgé de 33 ans, venait chercher les jeunes femmes alors
qu'elles se trouvaient dans des centres de rétention pour migrants en
Italie. "Les jeunes prostituées, originaire de l’État d’Edo au Nigéria,
traversaient l’Afrique par la route, notamment la Libye, avant de voguer
sur la Méditerranée et débarquer dans la péninsule, via les réseaux de
passeurs", précise une source proche de l’affaire au Parisien.

