
En dépit des efforts conjoints de l’interprofession cacao-café et des pouvoirs publics, en vue de
Selon les statistiques de
l’Office national du cacao et du café (ONCC), qui seront officiellement
révélées lors du lancement de la campagne caféière 2017-2018, le 4 avril
2018 à Yaoundé, la production 2016-2017 a culminé à 20 270 tonnes, en
baisse de près de 20% par rapport aux 24 500 tonnes de la campagne
2015-2016.
Ce volume de production est surtout la 2ème plus
mauvaise performance réalisée par les producteurs camerounais, au cours
des cinq dernières campagnes, après les 16 142 tonnes de 2012-2013,
qualifiée par les acteurs locaux de la filière de pire campagne la plus
mauvaise « des 50 dernières années ».
Depuis la campagne
2013-2014, qui avait redonné un peu d’espoir aux acteurs de la filière
café, avec une production globale de 32 800 tonnes, la production
nationale du café au Cameroun a de nouveau régressé de plus de 12 500
tonnes. Toutes choses qui éloignent davantage le pays des objectifs
contenus dans son plan de relance des filières cacao-café, qui
ambitionne de porter la production nationale du café à 150 000 tonnes,
en 2020.
Interrogés sur les raisons
du déclin observé dans la filière café au Cameroun, depuis quelques
années, les experts locaux invoquent plusieurs difficultés. Il s’agit
notamment de l’indisponibilité des plants, l’utilisation de variétés
anciennes aux rendements insignifiants, la cherté des engrais, le
vieillissement des plantations et des planteurs, mais surtout une
désaffection des producteurs, du fait des prix très peu rémunérateurs (à
la différence de ceux du cacao), lesquels prix sont en déphasage total
avec le volume de travail requis par l’activité de production du café.
Brice R. Mbodiam
(Investir au Cameroun) -
En dépit des efforts conjoints de l’interprofession cacao-café et des
pouvoirs publics, en vue de relever la production nationale du café,
cette filière au Cameroun poursuit son déclin.
Selon les statistiques de
l’Office national du cacao et du café (ONCC), qui seront officiellement
révélées lors du lancement de la campagne caféière 2017-2018, le 4 avril
2018 à Yaoundé, la production 2016-2017 a culminé à 20 270 tonnes, en
baisse de près de 20% par rapport aux 24 500 tonnes de la campagne
2015-2016.
Ce volume de production est surtout la 2ème plus
mauvaise performance réalisée par les producteurs camerounais, au cours
des cinq dernières campagnes, après les 16 142 tonnes de 2012-2013,
qualifiée par les acteurs locaux de la filière de pire campagne la plus
mauvaise « des 50 dernières années ».
Depuis la campagne
2013-2014, qui avait redonné un peu d’espoir aux acteurs de la filière
café, avec une production globale de 32 800 tonnes, la production
nationale du café au Cameroun a de nouveau régressé de plus de 12 500
tonnes. Toutes choses qui éloignent davantage le pays des objectifs
contenus dans son plan de relance des filières cacao-café, qui
ambitionne de porter la production nationale du café à 150 000 tonnes,
en 2020.
Interrogés sur les raisons
du déclin observé dans la filière café au Cameroun, depuis quelques
années, les experts locaux invoquent plusieurs difficultés. Il s’agit
notamment de l’indisponibilité des plants, l’utilisation de variétés
anciennes aux rendements insignifiants, la cherté des engrais, le
vieillissement des plantations et des planteurs, mais surtout une
désaffection des producteurs, du fait des prix très peu rémunérateurs (à
la différence de ceux du cacao), lesquels prix sont en déphasage total
avec le volume de travail requis par l’activité de production du café.
Brice R. Mbodiam
Investir au Cameroun


