
Valérie Foissey, aide-soignante au CHU de
Rouen, a refusé de serrer la main du président de la
République jeudi
lors de sa visite d’annonce pour le plan autisme du gouvernement.
Évoquant les conditions de travail très difficiles en milieu
hospitalier, la jeune femme a eu un échange tendu avec Emmanuel Macron.
Ce vendredi matin, celle qui a été candidate Lutte ouvrière aux
élections législatives s’est expliquée au micro de Jean-Jacques Bourdin.
« Je serre la main à qui je veux » se défend Valérie Foissey, qui a refusé de saluer jeudi Emmanuel Macron en visite au CHU de Rouen où l’aide-soignante travaille. « On
s’est sentis un peu humiliés. Il arrive et comme par hasard, on
trouve beaucoup de monde [au CHU]. Au quotidien, on galère dans notre
service. Il nous culpabilise sur l’avenir de nos enfants qui vont payer
la dette mais s’il n’y a pas d’argent, pourquoi fait-il autant de
cadeaux aux riches ? » a expliqué Valérie Foissey au micro de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi matin.
« Je refuse de serrer la main à l’un des responsables de cette situation. […] »
Lorsque Jean-Jacques Bourdin la questionne sur les annonces d’Emmanuel
Macron concernant le milieu hospitalier et l’autisme, Valérie Foissey
déclare : « Je ne suis pas au courant de tout ça,. Quand bien
même il nous ferait des annonces… Quel moyen a-t-on de vérifier qu’au
quotidien l’argent va bien arriver pour cette cause, pour la santé ou
pour le reste ? Il faut le croire sur parole et pour moi ce sont des
menteurs. Et ils ne sont pas à un mensonge prêt. »
L’intervention
de Valérie Foissey n’a pas manqué de faire réagir, notamment sur les
réseaux sociaux. Alors que certains approuvent l’attitude de
l’aide-soignante, d’autres internautes ont tenu à rappeler son passé
politique. En effet, comme Ouest-France a pu le vérifier, Valérie Foissey s’est présentée au moins deux fois aux élections législatives en Seine-Maritime sous l’étiquette Lutte ouvrière.
Source: ouest-france.fr

