
Un prêtre catholique a été tué dimanche après avoir dit la messe, par
de présumés miliciens dans l'est
de la République démocratique du Congo en proie à un regain de violences.
de la République démocratique du Congo en proie à un regain de violences.
"L'abbé Étienne Sengiyumva, curé de la paroisse de Kitchanga, a été
tué ce dimanche par les +Maï-Maï Nyatura+, à Kyahemba où il a célébré la
grande messe de baptême et un mariage", a déclaré à l'AFP l'abbé Louis
de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma dans la
province du Nord-Kivu.
Les "Maï Maï" (groupe d'auto-défense) Nyatura sont supposés défendre les Hutus rwandophones du Nord-Kivu.
Âgé de 38 ans, l'abbé Sengiyumva avait "partagé un repas avec les
chrétiens et c'est juste après qu'on lui a logé une balle dans la tête"
alors qu'il se préparait à retourner à Goma, a expliqué le vicaire
général, ajoutant que le corps du défunt était encore à Kitchanga.
Kyahemba est une localité du territoire de Masisi située à 87 km au
sud-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu, contrôlée par les miliciens
Nyatura, en l'absence de toute présence policière et de l'armée
congolaise.
En proie à la guerre puis à l'activité des groupes armés depuis 23
ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis fin
2016-début 2017.
Vendredi, un autre prêtre, l'abbé Célestin Ngango, enlevé par des
hommes armés non identifiés, a été libéré contre rançon dans le
territoire voisin de Rutshuru où trois autres civils enlevés ont été
exécutés par leurs ravisseurs.
Une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter une
moyenne de 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de
Masisi, contre 23 en 2017.
Pour les deux Kivus, 106 meurtres, 80 enlèvements et 52 accrochages
entre belligérants ont été enregistrés en février d'après le "Baromètre
sécuritaire" tenu par les experts du Groupe d'études sur le Congo (GEC)
de l'Université de New York.
VOA Avec AFP

