A première vue, on ne se doute pas que Dr Pierre Johnson, Dr Max Madhere et Dr Joe Semien sont
diplômés de médecine.
Ces trois hommes se donnent pour mission de faire en sorte que les
noirs aient une meilleure image dans le monde. C’est du fait des
préjugés que les gens ont à leur égard qu’ils ont décidé de mener le
combat.
« Si on gagnait un dollar à chaque fois que quelqu’un nous disait
‘vous ne ressemblez pas à des médecins’, on serait milliardaire. Il y a
un préjugé dans la société prétendant que les médecins ne peuvent pas
nous ressembler, et ce que nous voulons détruire en premier. »
Pourtant, ces médecins noirs sont bel et bien diplômés de la Xavier
University de Louisiane. D’ailleurs, ils sont auteurs d’un livre dénommé
« Pulse of Perseverance : Three Black Doctors on Their Journey to
Success. » (Pouls de la persévérance: trois médecins noirs sur leur
chemin vers le succès).
« Nous nous sommes tous sortis du ghetto parce que nous avions de
l’ambition, mais nous étions encore dans un processus de transition »,
ont-ils fait savoir.
Pour eux, ce n’est pas parce qu’on est noir du ghetto qu’on est
forcément voué à l’échec, bien au contraire, cela devrait être une
motivation supplémentaire pour avoir une vie meilleure. « Nous voulons
donner de la force et inspirer tous les enfants qui viennent de notre
quartier et qui nous ressemblent en leur disant qu’il existe des
solutions réalistes pour atteindre le succès. Aucune de ces solutions
n’a attrait avec ce que glorifie les médias: le sport et le
divertissement. Notre principal mission est de changer l’histoire, faire
prendre un tournant à notre culture, et redessiner le portrait
péjoratif de l’homme noir. Le livre est juste une première étape. »
Les trois médecins renseignent que le livre ne parle pas seulement
des épreuves qu’ils ont vécu, mais propose également des solutions pour
changer les statistiques.
« Le monde voit encore l’homme noir de manière négative » et « c’est
la raison pour laquelle nous pouvons nous faire tirer dessus dans la rue
avec une grande partie de la population pensant que quelque part nous
le méritons. »
Crédit photo: Negro News
Source: afrikmag.com

