
La cour criminelle de Brazzaville a lourdement condamné le général
Jean Marie Michel Mokoko, à
l’issue d’un procès qui a duré en tout et pour tout cinq jours. A Brazzaville comme à Pointe-Noire, les Congolais réagissent.
l’issue d’un procès qui a duré en tout et pour tout cinq jours. A Brazzaville comme à Pointe-Noire, les Congolais réagissent.
La sentence de Mokoko est tombée comme un coup d’éclair à
Brazzaville, trop vite fait. 20 ans de détention criminelle et 1 Franc
symbolique de dommages et intérêts, sont la peine du général qui a opté
pour un mutisme tout le long du procès.
Certains Brazzavillois estiment que les faits reprochés au général sont irréfutables.
"Il l’avait déjà lui-même reconnu cela en 2007 et le linge sale avait
été lavé en famille. Les faits sont têtus et le général en fait les
frais. La révolution mange ses propres enfants", commente un enseignant.
Par contre, nombreux dénoncent un procès inique.
"Cette condamnation est inadmissible, elle est arbitraire, nous
dénonçons ce genre de procès. Nous ne sommes pas surpris, le résultat
que nous attendions est bien celui est annoncé par le juge", indique Joe
Washington Ebina qui appelle à la libération de tous les opposants
détenus.
A Pointe-Noire, dans la ville où le général Mokoko a largement été
voté en 2016, les populations ont été critiques face à la justice
congolaise.
"Quand on voit comment les choses se déroulent, c'est comme du cinéma".
Selon Franck Loufoua Bessi, secrétaire général de la Rencontre pour
la paix et les droits de l’homme, une ONG basée à Pointe-Noire, le
procès Mokoko a causé la détérioration du climat de paix dans la ville
pétrolière.
"Nous déplorons la dramatisation de la situation y compris par les
autorités et les services de sécurité, il s’agit du procès d’un individu
et il y en aura d’autres. Plutôt que de promouvoir un climat de
terreur, il serait mieux d’apaiser la situation, que la justice se fasse
sans psychose et de laisser les populations vaquer à leurs
occupations", affirme-t-il.
Les avocats du général Mokoko ont trois jours pour faire appel.
VOA

