
Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud, jeune pays enfoncé
dans une guerre civile depuis
2013, ont accepté samedi en Ouganda un accord de partage du pouvoir qui verra le chef rebelle Riek Machar retrouver son poste de vice-président, a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères.
2013, ont accepté samedi en Ouganda un accord de partage du pouvoir qui verra le chef rebelle Riek Machar retrouver son poste de vice-président, a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères.
"L'accord prévoit qu'il y aura quatre vice-présidents: les deux qui
sont déjà en poste, plus Riek Machar qui occupera le poste de premier
vice-président. La quatrième vice-présidence sera attribuée à une femme
issue de l'opposition", a affirmé Ahmed Al-Dierdiry, après une réunion
des médiateurs à Kampala.
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et son grand rival Riek
Machar ont accepté cette proposition, dont les détails doivent être
discutés dans les prochains jours à Khartoum et au Kenya, a-t-il ajouté.
Cet accord survient alors que les Nations unies avaient donné aux
parties en conflit jusqu'à fin juin pour parvenir à "un accord politique
viable" sous peine de sanctions.
Il a été conclu samedi à l'issu d'une réunion organisée par le
président ougandais Yoweri Museveni, en présence du président soudanais
Omar el-Béchir.
Plusieurs précédents accords de cessez-le-feu ont volé en éclats, comme en 2016, l'année où M. Machar a fui son pays.
Deux ans après avoir obtenu son indépendance du Soudan, le Soudan du
Sud s'est enfoncé dans une guerre civile en 2013 quand M. Kiir a accusé
son ex vice-président, Riek Machar, de fomenter un coup d'Etat.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des millions
de déplacés. Des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge au
Soudan, selon l'ONU.
VOA Avec AFP

