
En RDC, en attendant la décision de la Cour constitutionnelle sur les recours concernant les élections, le climat est délétère dans plusieurs régions du pays. Marquée par de nombreux actes de violence et d'intolérance, la campagne électorale a laissé un goût amer à beaucoup de militants de tous bords. La police de Kinshasa confirme avoir enregistré plusieurs plaintes pour des menaces de mort.
La police de Kinshasa a enregistré plusieurs plaintes émanant de la
population. Selon le général Sylvano Kasongo Kitenge, commissaire
provincial de la police, de nombreux habitants craignent pour leurs vies
dans la partie est de la ville. Ils se disent menacés à cause de leur
proximité avec l'UDPS, le parti de Félix Tshisekedi, déclaré gagnant à l'élection présidentielle par la Commission électorale (Céni).
La police prend au sérieux ces menaces. Ainsi, elle a décidé
d'organiser, dans ces quartiers, des patrouilles diurnes et nocturnes
pour sécuriser la population. Cette tension, également très perceptible
dans certaines provinces du pays, inquiète pour les jours à venir.
Pour prévenir les dérapages, les violences postélectorales, des
appels au calme sont lancés par-ci par-là à travers le pays. Parmi ceux
qui se sont joints à l'Eglise catholique et à l'Eglise du Christ au
Congo, deux leaders politiques Gabriel Kyungu et Christian Mwando, tous deux de Lamuka, la plate-forme qui a soutenu Martin Fayulu à l'élection présidentielle.

