
Reçu mardi à la Maison Blanche, le président égyptien
Abdel Fattah al-Sissi a été salué par son
homologue américain Donald
Trump pour le « très bon travail » qu'il effectue afin de se maintenir à
la tête de l'Égypte après 2022, année de la fin de son deuxième mandat.
« Je pense qu’il fait un très bon travail », a lancé le 9
avril Donald Trump, interrogé dans le bureau ovale sur les efforts
fournis par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour se
maintenir au pouvoir en 2022, après la fin de son deuxième mandat.
C’est la deuxième fois que l’homme fort du Caire était reçu par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche. Il n’avait jamais été invité sous Barack Obama.
L’ex-chef de l’armée égyptienne avait destitué son prédécesseur
islamiste Mohamed Morsi en 2013 avant d’être élu à la présidence un an
plus tard.
Réforme constitutionnelle
« Les relations entre l’Égypte et les États-Unis n’ont jamais été
aussi bonnes », a assuré Donald Trump, sans mentionner à aucun moment la
question des droits de l’homme.
Plusieurs amendements à la Constitution égyptienne de 2014 doivent être prochainement soumis à un référendum. Cette réforme permettrait de renforcer les pouvoirs de l’exécutif et de l’armée, et au chef de l’État de se maintenir à la tête du pays au-delà de 2022, année de la fin de son deuxième mandat.
Avant la rencontre entre les deux dirigeants, l’ONG Human Rights
Watch (HRW) avait exhorté les États-Unis à ne pas donner leur feu vert à
ce projet de réforme constitutionnelle « qui accorde à l’armée des
pouvoirs très abusifs et institutionnalise davantage l’autoritarisme »,
avait-elle souligné.
Amnesty International a également appelé les alliés de l’Égypte, en
particulier les États-Unis, à ne pas « rester silencieux » face à ce
projet.
Par Jeune Afrique

